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Crise gouvernementale en Italie en pleine pandémie de Covid-19

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Par euronews avec AFP
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Crise gouvernementale en Italie en pleine pandémie de Covid-19
Tous droits réservés  Alberto Pizzoli/AP
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Le Premier ministre Giuseppe Conte et son gouvernement tout entier sont en sursis, privés de majorité au parlement depuis la décision de Matteo Renzi de retirer son parti de la coalition au pouvoir. Le chef du parti Italia Viva a en effet annoncé mercredi la démission de deux de ses ministres et d'un sous-secrétaire d'état :

"C'est une conférence de presse que nous, Italia Viva, avons convoquée pour faire le point sur la situation politique dans le pays et pour annoncer les démissions de Teresa Bellanova (à l'Agriculture, ndrl), Elena Bonetti (à la Famille, ndlr) et Ivan Scalfarotto (sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, ndlr), comme nous l'avons annoncé dans une lettre au président du Conseil italien."

Sans les 18 sénateurs d'Italia Viva, le gouvernement de Giuseppe Conte perd sa majorité à la chambre haute, mais la conserve en revanche à la chambre des députés.

Plusieurs hypothèses sont avancées sur la suite de cette crise : Conte pourrait demander un vote de confiance au Parlement, en espérant obtenir suffisamment de voix au sein de l'opposition pour compenser le départ du parti de Renzi, même si cette option reste peu probable, le chef du gouvernement estimant avoir besoin d'une majorité "solide" sans chercher "une voix par-ci une voix par-là".

Une autre hypothèse pourrait consister pour le Premier ministre à démissionner et obtenir un nouveau mandat du président de la République Sergio Mattarella avec une équipe remaniée. Giuseppe Conte s'est d'ailleurs entretenu mercredi à sa demande avec Sergio Mattarella. Ce remaniement pourrait être un moyen d'apaiser Matteo Renzi en accordant à son parti des ministères plus importants.

Alors que la pandémie a déjà tué plus de 80 000 personnes dans la péninsule italienne, Matteo Renzi reproche notamment au Premier ministre sa gestion sanitaire qu'il qualifie de "solitaire", et il n'est pas d'accord avec son plan de dépenses de plus de 200 milliards d'euros que l'Union européenne doit octroyer à l'Italie dans le cadre de son méga-plan de relance.