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"La mauvaise santé mentale est devenue une pandémie parallèle" à celle du Covid-19

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Par euronews  avec AFP, OMS
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"La mauvaise santé mentale est devenue une pandémie parallèle" à celle du Covid-19
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Idées suicidaires, passages à l'acte agressifs, automutilation sont en augmentation chez les jeunes en Belgique. A tel point que les centres psychiatriques ont du mal à répondre à toutes les détresses. La faute aux restrictions sanitaires contre le coronavirus qui bouleversent leurs quotidiens en les isolant, en les plongeant dans la dépression.

"J'ai fait plusieurs tentatives de suicide, mais je suis restée grâce à ma petite sœur de 5 ans. C'est grâce à elle que je suis là maintenant", explique une jeune fille sous couvert de l'anonymat.

"Je joue au rugby, c'est un moyen pour moi de m'évader, de pouvoir m'exprimer avec mes amis. Le fait de ne pas pouvoir le faire a fait que ça reste en moi, et ça a créé un petit paquet de nerfs" confie un jeune homme.

Et il n'y a pas qu'en Belgique que la santé mentale se dégrade. L'Organisation Mondiale de la Santé en a pris conscience. "La mauvaise santé mentale est devenue une pandémie parallèle" à celle du Covid-19 affirme-t-elle.

En Europe, l'OMS lance donc la création d’une Coalition pour la santé mentale pour donner des moyens d’action aux responsables de la santé dans les pays en ces temps de crise :

"La maladie mentale fait des ravages, tant chez ceux qui étaient déjà à risque que chez ceux qui n'avaient jamais cherché auparavant à bénéficier d'un soutien en matière de santé mentale. L'Organisation internationale du travail a constaté que la pandémie a des conséquences : la moitié des jeunes âgés de 18 à 29 ans sont sujets à la dépression et à l'anxiété, de même que 20 % des professionnels de santé" a expliqué le Dr Hans Kluge, directeur régional de l'OMS Europe lors d'un point presse jeudi.

La France pourrait être l'un des premiers pays à bénéficier des aides et conseils de l'OMS. Selon l'Observatoire français de la vie étudiante, un élève français sur trois présente des signes de détresse psychologique.

Cette semaine encore, des étudiants et des professeurs d'université ont manifesté pour "défendre leurs conditions de vie et d'étude". Les dernières mesures Macron comme le chèque Psy ne sont sans doute pas suffisantes.