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Brexit : exporter vers l'UE, un chemin de croix pour les entreprises britanniques

Par Didier Burnod  & Luke Hanrahan
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Brexit : exporter vers l'UE, un chemin de croix pour les entreprises britanniques
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On leur avait promis un Brexit sans nuages, mais c'est une pluie de soucis qui s'est abattue sur bon nombre d'entrepreneurs britanniques tournés vers l'export, comme ce couple dans le sud-ouest de l'Angleterre. Nick et Emmalou conçoivent et exportent des imperméables. Depuis le retours des barrières douanières avec l'UE, le 1er janvier, ils se heurtent àune bureaucratie post-Brexit cauchemardesque.

"On a encore du mal à tout comprendre, on y passe des nuits blanches, on travaille au-delà de minuit juste pour faire toute la paperasse."

Leurs fournisseurs étant répartis un peu partout en Europe, Nick et Emmalou n'ont trouvé qu'une solution pour contourner les obstacles administratifs : "il a fallut tout repenser et malheureusement ça signifie qu'on passera moins par des entreprises britanniques, explique Emmalou. Nos vêtements sont faits en Europe on va donc se fournir en boutons et fermetures éclair là-bas plutôt qu'ici. Ce qui est à l'opposé de ce qu'avaient promis les partisans du Brexit. Les entreprises britanniques ne vont pas en profiter."

Le risque c'est de devoir faire une croix sur l'exportation vers l'Europe
Giles Jenkison
Brasseur britannique

Autre secteur, celui de la bière, autre exemple du fardeau que fait peser le rétablissement des barrières douanières. La production de Giles Jenkinson n'est actuellement plus disponible au sein de l'Union européenne, une situation qui risque de durer : "\_On nous a dit de se préparer au Brexit, mais le manque d'informations précises a conduit à des retards, de la frustration pour nos équipes et nos importateurs en Europe. Le risque c'est de devoir faire une croix sur l'exportation vers l'Europe, nous devons trouver des clients en dehors de l'Europe, ce qui n'est pas aussi simple que ce que nous promettait le gouvernement."_

Le cheddar fait traditionnellement partie des produits britanniques star de l'exportation. Mais depuis le 1er janvier, pour Tom Calvert, le seul marché disponible, c'est le marché national : "la réalité de la bureaucratie et de la paperasserie est plus coûteuse pour tout le monde, dit-il. Coût en temps, en énergie et bien sûr le coût monétaire. Et c'est toujours la même chose, c'est le fait de ne pas savoir, ce qui rend les choses plus difficiles à organiser, et cela a aussi un coût".

Ils sont des milliers d'entrepreneurs britanniques, comme Tom, à pâtir des nouvelles règles et de la perte d'accès libre au marché intérieur de l'Union européenne. Une situation qui fait perser beaucoup d'incertitude sur l'avenir immédiat de leurs activités.