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Et le bitcoin s'envole encore... grâce à Tesla et Elon Musk

Photo d'illustration : représentation physique d'un bitcoin
Photo d'illustration : représentation physique d'un bitcoin   -   Tous droits réservés  OZAN KOSE / AFP
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Plus de 43 000 dollars, soit 36 000 euros, "le" bitcoin ! Le cours de la cryptomonnaie a encore atteint des sommets ce lundi, atteignant son nouveau niveau le plus haut depuis sa création. En l'espace de quelques minutes, sa valeur unitaire s'est envolée de plus de 30%, prenant presque 10 000$.

Cette hausse vertigineuse est due à l'annonce du constructeur d'automobiles électriques américain Tesla qui a indiqué avoir investi 1,5 milliard de dollars dans le bitcoin. Si tôt cette décision rendue publique, les cours sont donc montés en flèche. Tesla a fait part de son intention dans un document adressé à la Securities and Exchange Commission (SEC), l'autorité fédérale des Etats-Unis de réglementation et de contrôle des marchés financiers.

De plus, la compagnie d'Elon Musk a également indiqué dans ce même document qu'elle allait commencer "dans un futur proche" à accepter la devise virtuelle comme moyen de paiement pour l'achat de ses véhicules.

Relation de cause à effet ?

Cette décision intervient quelques jours après qu'Elon Musk, le patron du constructeur de véhicules électriques, a modifié temporairement son profil sur Twitter pour inscrire simplement #bitcoin.

Ce changement de profil s'était immédiatement traduit, déjà, par une envolée du cours de la cryptomonnaie. Celui qui est aussi le patron de Space X avait également contribué à faire décoller la semaine dernière une autre monnaie virtuelle, le dogecoin, en postant des messages énigmatico-humoristique, à l'image de cette cryptomonnaie mi-sérieuse, mi-meme.

Marque de confiance contre doute des autorités bancaires

Tesla explique avoir changé récemment sa politique d'investissements afin de diversifier ses sources de liquidités et de gagner en flexibilité pour pouvoir rémunérer largement ses actionnaires. Dans ce contexte, le conseil d'administration, via le comité d'audit, a donné le feu vert à l'entreprise pour investir dans différents actifs financiers, dont le bitcoin.

La monnaie virtuelle créée par des anonymes et gérée par un réseau décentralisé est particulièrement volatile et son prix n'est pas toujours facile à déterminer.

Entre janvier 2017 et ce 8 février 2020, la valeur unitaire d'un bitcoin est donc passée, selon des sites spécialisés dans les cotations boursières, de moins de 1 000 dollars à plus de 43 000.

Cette volatilité et l'anonymat qu'elle procure à ses utilisateurs sont mal accueillis par les autorités, qui appellent à une plus stricte régulation.

Cette cryptomonnaie est souvent pointée du doigt par les régulateurs à travers le monde qui estiment que le bitcoin est plutôt un actif financier utilisé pour des transactions illégales comme le blanchiment d'argent.

Janet Yellen, la nouvelle secrétaire au Trésor de Joe Biden, avait ainsi averti lors de son grand oral de confirmation au Sénat américain que les cryptomonnaies étaient "principalement utilisées" pour le financement d'activités illicites et qu'elles représentaient une "préoccupation particulière".

Le gouvernement américain, avait-elle ajouté, doit examiner les moyens de limiter leur usage et de s'assurer qu'elles ne deviennent pas un moyen de blanchir l'argent sale.

Sur la même ligne, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, avait, déclaré ce 7 février, sur BFMTV, que "le bitcoin, ce n'est pas une monnaie". Elle a pointant du doigt le côté spéculatif de cette monnaie virtuelle et des autres "cryptoactifs" souvent utilisés pour financer 'un certain nombre de commerces qui se passent sur le dark web". La dirigeante de la BCE a rappelé que l'institution monétaire avait d'ailleurs "engagé une réflexion" sur la question.