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La Belgique, un pays mais deux attitudes face au Covid-19

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Par Méabh Mc Mahon  & Euronews
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La Belgique, un pays mais deux attitudes face au Covid-19
Tous droits réservés  JOHN THYS/AFP
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Comme pour ses voisins européens, la Belgique connait des difficultés dans sa stratégie de vaccination. Le pays compte pourtant sur son territoire plusieurs grandes entreprises pharmaceutiques mais la campagne vaccinale rencontre des lenteurs.

4,5% de la population est vaccinée, soit un ratio en dessous de la moyenne de l'UE selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. "C'est un peu absurde et surréaliste que des vaccins produits ici en Belgique arrivent plus facilement au Royaume-Uni et en Israël ou ailleurs dans le monde", déplore Dave Sinardet, analyste politique à la VUB (Université flamande libre de Bruxelles).

Le nerf de cette bataille sanitaire est le manque de dose mais à cela s'ajoutent des problèmes techniques et des erreurs humaines. Cette semaine 11 000 soignants étaient invités à se faire vacciner, seules 3 000 personnes se sont présentées. Certains mails sont en fait arrivés dans les spams mais il faut ajouter la méfiance à l'égard du vaccin d'AstraZeneca pour expliquer ce raté.

"En Belgique la difficulté supplémentaire est que l'achat de vaccin est effectué au niveau fédéral mais la mise en oeuvre relève des autorités régionales. Tous ces niveaux de pouvoir doivent travailler ensemble et ce n'est pas toujours facile", précise Koen Wouters. Le journaliste scientifique de la VRT estime que si la Flandre est en tête dans cette course nationale à la vaccination cela s’explique par le faible écho dans le nord du pays des mouvements anti-vaccin. "Il y a plus de scepticisme en France or Bruxelles et la Wallonie sont davantage sous l'influence française, il y a donc plus de méfiance", précise-t-il.

Les neuf ministres de la Santé que compte le pays sont au centre des critiques. Mais Dave Sinardet estime qu'ils ne sont pas les seuls responsables. L'analyste souligne que l'UE devrait être plus transparente avec les citoyens. "Je pense qu'il est important pour le projet européen, sur des questions aussi sensibles que la vaccination, d'essayer de corriger et de faire une sorte de mea culpa", explique-t-il. La Commission européenne a signé plusieurs contrats avec des géants de l'industrie pharmaceutique. Mais certains comme AstraZeneca ont promis beaucoup et ne livrent que très peu.