L'UE riposte et déclare l'ambassadrice vénézuélienne "persona non grata"

À gauche, le représentant européen à la politique étrangère Josep Borrell. À droite, le président vénézuélien, Nicolas Maduro.
À gauche, le représentant européen à la politique étrangère Josep Borrell. À droite, le président vénézuélien, Nicolas Maduro. Tous droits réservés AP Photo
Par Euronews avec AFP
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Une annonce qui fait suite à une décision similaire prise par le Venezuela contre l'ambassadrice européenne, la Portuguaise Isabel Brilhante Pedrosa, qui dispose de 72h pour quitter le pays.

Le ton monte entre l'Union européenne et le Venezuela. Claudia Salerno Caldera, l'ambassadrice de Caracas auprès de Bruxelles, vient d'être déclarée "persona non grata". Une annonce qui fait suite à une décision similaire prise par le Venezuela contre l'ambassadrice européenne, la Portuguaise Isabel Brilhante Pedrosa.

PUBLICITÉ

Ripostant à une nouvelle salve de sanctions européennes imposées lundi, les autorités vénézuéliennes ont donné 72 heures à l'ambassadrice pour quitter le pays. L'UE a demandé à Caracas de revenir sur cette décision "qui risque d'accentuer l’isolement du Venezuela", selon Nabila Massrali, la porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. "L'UE considère que cette déclaration est totalement injustifiée et contraire à l'objectif de l'UE de développer des relations et de construire des partenariats dans les pays tiers", précise un communiqué du Conseil européen.

Bruxelles pour sa part ne peut pas expulser la diplomate vénézuélienne, car cette compétence appartient au pays hôte, la Belgique. Par ailleurs, l'accord des 27 pays membres est requis.

55 responsables vénézuéliens sanctionnés

Les 27 ont décidé lundi de sanctionner 19 hauts fonctionnaires du régime de Nicolas Maduro pour leur rôle dans des actes et décisions portant, selon eux, "atteinte à la démocratie et à l'Etat de droit au Venezuela". Parmi eux, des députés, un gouverneur ou encore, le commandant des forces armées. Cette mesure porte à 55 le nombre total de responsables et hauts fonctionnaires du gouvernement vénézuélien sanctionnés par l'UE : interdiction de voyager et gel des avoirs sur le territoire de l'Union.

L'UE, qui ne reconnaît pas les résultats des élections législative de décembre 2020 au Venezuela, avait prévenu qu'elle prendrait des sanctions supplémentaires, au vu de la dégradation de la situation dans le pays. En outre, Bruxelles ne reconnaît aucune légitimité au président Nicolas Maduro. Elle soutient l'ancienne l'Assemblée nationale, considérée comme le seul organe démocratiquement élu au Venezuela.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Venezuela : reprise du contrôle d'une prison sous la coupe d'un gang

Berlin appelle à une répartition équitable des migrants en Europe

Les agriculteurs bulgares font pression pour interdire les importations de céréales ukrainiennes