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Hong Kong : 47 militants pro-démocratie inculpés pour "subversion"

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Hong Kong : 47 militants pro-démocratie inculpés pour "subversion"
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Malgré la répression, ils n'entendent pas se taire. Et c'est devant le poste de police, face aux caméras que certains leaders de l'opposition de Hong-Kong appellent à poursuivre le combat. Quelques minutes plus tard, ils seront inculpées pour "subversion" au nom de la loi sur la sécurité nationale, imposée par Pékin pour stopper les manifestations en faveur de la démocratie qui avaient ébranlé la ville en 2019. L'ex-colonie britannique avait alors traversé sa pire crise politique depuis sa rétrocession en 1997 à la Chine. Et Pékin a entrepris l'année dernière une reprise en main musclée de sa région théoriquement semi-autonome.

Celle-ci s'est notamment concrétisée par le nouveau texte de loi qui a été imposé fin juin 2020 sans débat au sein du Conseil législatif (LegCo) de Hong Kong et s'attaque à quatre types de crime: la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères.

Au total, 47 militants risquent la prison à perpétuité. Les personnes inculpées dimanche représentent un spectre très large de l'opposition locale, avec d'anciens députés comme Claudia Mo, des universitaires comme Benny Tai, des avocats, des travailleurs sociaux et nombre de militants plus jeunes comme Joshua Wong.

La police a précisé qu'au total, 39 hommes et huit femmes âgés de 23 à 64 ans avaient été inculpés.

"Peu importe les difficultés, je demande à tout le peuple de Hong Kong, où que vous soyez, de rester fidèle, d'avoir de l'espoir et de continuer notre lutte" martèle Lester Shum, militant pro-démocratie.

"La démocratie n'est jamais un cadeau du ciel. Elle se gagne avec une volonté de fer", a déclaré Jimmy Sham du Front civil des droits de l'Homme, une organisation qui a toujours défendu la non-violence et avait été à l'origine des manifestations les plus massives de 2019.

Il est reproché à ces militants d'avoir organisé des primaires de l'opposition, auxquelles 600 000 personnes ont participé en juillet dernier. Objectif : remporter, pour la première fois, la majorité aux législatives de septembre.

La plupart des candidats ont été disqualifiés et le scrutin a été reporté d'un an, officiellement en raison du coronavirus.

Sources additionnelles • AFP