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Comment la crise du Covid-19 a affaibli le sentiment européen

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Par Maxime Biosse Duplan
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Comment la crise du Covid-19 a affaibli le sentiment européen
Tous droits réservés  Piroschka van de Wouw/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

Une crise sanitaire, un effondrement économique et des restrictions extrêmes sur notre vie quotidienne. Dans cette pandémie persistante, les gouvernements du monde entier ont dû faire face simultanément à des défis sans précédent. Les dirigeants européens ont-ils donc été à la hauteur de la tâche? En partenariat avec la société de sondage Redfield et Wilton Strategies, Euronews a posé la question aux habitants de quatre pays d'Europe.

Sur la gestion globale de la pandémie, seuls les Britanniques pensent majoritairement que leur gouvernement prend les bonnes mesures. Les opinions sont plus équitablement partagées en Italie et en Allemagne. Mais 58% des Français ont une vision négative de leurs politiques publiques.

Et cela se reflète dans leur confiance à l'égard du président Macron, avec seulement un quart de la population qui approuve son action. En revanche, Mario Draghi, Angela Merkel et Boris Johnson ont beaucoup plus de soutien, la chancelière allemande atteignant même un taux d'approbation de 48%.

Une approche européenne commune bien tardive

Dès le début, l'UE a eu du mal à trouver une approche commune pour lutter contre la pandémie, et cela n'a pas échappé aux personnes que nous avons interrogées.

En Allemagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni, l'opinion dominante est que les États membres ont agi sans concertation, en particulier en Italie qui se plaignait de l'aide insuffisante de l'Union Européenne. Et c'est au Royaume-Uni, par rapport aux autres pays, que l'opinion selon laquelle les États ont agi ensemble est la plus forte.

Paradoxalement, sur la question du rôle global de l'UE dans la crise, les Italiens sont plus nombreux à penser que Bruxelles a aidé leur pays que l'inverse. En France les avis sont partagés, mais plus de la moitié des Allemands estiment que le bloc ne les a pas aidés. Les Britanniques ont aussi une opinion négative, mais leur pays bien-sûr s'est trouvé en dehors de la réponse coordonnée de l'UE.

La plus grande faiblesse de l'UE concerne les vaccins. Leur déploiement a été lent et a souffert de pénuries d'approvisionnement.

Un sentiment européen affaibli

Quant à la question de savoir si la pandémie a renforcé ou affaibli les arguments en faveur de l'Union Européenne, dans tous les pays c'est une minorité qui pense que le sentiment européen a été renforcé. Plus de 40% des gens en Allemagne, en Italie et en France pensent que cela a affaibli les arguments en faveur de l'appartenance aux Vingt-Sept.

De quoi donner à réfléchir aux aux institutions et aux dirigeants européens, qui peuvent espérer que le programme de vaccination européen finira par susciter chez les citoyens une attitude plus positive.