DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

La justice coréenne déboute les "femmes de réconfort"

euronews_icons_loading
La plaignante Lee Yong-soo devant le tribunal de Séoul
La plaignante Lee Yong-soo devant le tribunal de Séoul   -   Tous droits réservés  AFP
Taille du texte Aa Aa

La justice coréenne a débouté plusieurs anciennes "femmes de réconfort" et leurs familles, qui voulaient faire condamner le Japon pour les crimes de guerres commis pendant la Seconde guerre mondiale.

C'est un nouveau développement judiciaire dans une triste et longue affaire qui sème la discorde entre le Japon et la Corée du Sud. Celle des "femmes de réconfort", euphémisme qui désigne les dames réduites en esclaves sexuelles par l'armée impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale.

Un tribunal de Séoul a rejeté ce merdreci une plainte de 20 victimes et leurs familles contre Tokyo, l'argument de l'"immunité souveraine" du gouvernement japonais ayant été avancée par les juges, d'après plusieurs sources.

Environ 200 000 victimes

"C'est vraiment scandaleux. Mais quel que soit le résultat, je porterai l'affaire devant la Cour pénale internationale. Je vous garantis que j'ira. C'est tout ce que j'ai à dire", a déclaré aux nombreux journalistes Lee Yong-soo, l'une des quelques survivantes qui ont porté plainte, sortie en fauteuil roulant de la salle d'audience.

Cette nouvelle décision de justice intervient alors que le même tribunal avait ordonné en janvier dernier à Tokyo de verser des indemnités à une poignée de femmes rescapées des bordels militaires japonais.

Les historiens estimes qu'environ 200 000 esclaves sexuelles, la plupart Coréennes, ont été victimes de l'armée impériale. Le Japon fait valloir l'incompétence d'une cour étrangère pour juger de ces actes.