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Virus du Covid-19 : les secrets de ses variants

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Par Vincent Coste avec AFP
Archives :  molécules du Virus SARS-CoV-2, colorées pour être isolées et vues au microscope électronique
Archives : molécules du Virus SARS-CoV-2, colorées pour être isolées et vues au microscope électronique   -   Tous droits réservés  NIAID/National Institutes of Health via AP
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En janvier 2020, le monde assistait médusé au confinement de la ville de Wuhan et d'une partie de la province de Hubei en Chine, en raison d'une épidémie qui s'était rapidement propagée sur place. Plus d'un an plus tard, le virus SARS-CoV-2 est présent aux quatre coins du globe. A ce jour, plus de 3 millions de personnes sont mortes, emportées par cette maladie baptisée Covid-19.

Mais depuis son apparition, le code génétique de ce virus à ARN n'est pas resté "statique", plusieurs mutations ont été identifiées. Les mutations sont le propre des virus, une stratégie qui leur permet d'évoluer afin de s'adapter et donc survivre. Ces mutations sont classées en fonction de leur évolution dans le temps sous forme de "lignée", à l'image d'un arbre généalogique. Ensuite, chaque lignée est complétée par la définition de ses variants, c'est-à-dire des groupes de virus partageant les mêmes mutations. Une lignée peut avoir plusieurs variants. Mais, ce qui est communément défini comme variants sont, en fait, les différentes lignées du virus.

Le génome du SARS-CoV-2 "code" plus de 20 protéines, dont la fameuse protéine Spike (S), les petites pointes se trouvant à la surface du virus. Cette dernière joue d'ailleurs un rôle central dans la propagation du virus, car elle est considérée comme la clé qui ouvre la porte de nos cellules.

Et c'est justement cette protéine S, qui "subit" de très nombreuses mutations, des substitutions précisément. En effet, certains acides animés qui la composent sont remplacés par d'autres. Les variants actuellement actifs - l'anglais, le sud-africain, le brésilien et l'indien - ont tous ciblé cette molécule. Et cette mutation appelée N501Y, commune à ces trois variants, est soupçonnée de les rendre plus transmissibles. Les variants sud-africain et brésilien possèdent également une autre mutation commune, E484K, suspectée d'amoindrir l'immunité acquise soit par une infection passée (avec donc une possibilité accrue de réinfection), soit par les vaccins.

La protéine S n'est pas la seule concernée par des mutations, d'autres protéines le sont également.