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Reporters Sans Frontières réclame la libération d'Olivier Dubois, journaliste enlevé au Mali

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Le responsable Afrique de RSF regarde la vidéo de Olivier Dubois
Le responsable Afrique de RSF regarde la vidéo de Olivier Dubois   -   Tous droits réservés  AFP
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Olivier Dubois est otage au Sahel depuis début avril. Le sort de ce journaliste qui travaille pour plusieurs médias français dans cette zone dangereuse de l'Afrique inquiète les autorités mais aussi Reporters Sans Frontières, qui appelle à la libération de ce journaliste aguerri.

"Il travaille dans la région depuis plusieurs années_,_ raconteArnaud Froger, responsable Afrique à Reporters Sans Frontières_. Donc, c'est quand même un fin connaisseur de la région, il a de très bonnes relations et de très bons réseaux sur place, des accès qui sont privilégiés de par le fait qu'il y travaille depuis très longtemps."_

Olivier Dubois s'était rendu de sa propre initiative à Gao en vue d'un entretien avec le commandant d'un groupe jihadiste. Olivier Dubois dans sa vidéo affirme être aux mains de ces hommes, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, allié à Al-Qaïda. Le journaliste n'est plus rentré à son hôtel après son rendez-vous.

La nouvelle de son rapt a été tenue secrète plusieurs semaines

Arnaud Froger explique pourquoi : "Olivier Dubois a disparu le 8 avril à Gao et on a été alertés de cette disparition inquiétante deux jours plus tard. Assez rapidement, on a essayé de comprendre ce qu'il se passait, on s'est mis en lien avec ses rédactions, notamment les rédactions pour lesquelles il collaborait en France - Libération, Le Point Afrique - et de concert avec elles, on a décidé de ne pas rendre publiques les premières informations à notre disposition de manière à laisser une chance à d'éventuelles négociations, d'éventuelles démarches qui auraient été entreprises."

En France une enquête préliminaire pour "enlèvement en bande organisée" et "en relation avec une entreprise terroriste" a été ouverte.

Jusque là, il n'y avait plus d'otages français au Sahel. Il reste en revanche un Roumain, un Australien, un Américain, une Colombienne et un Allemand détenus dans la région.