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Genève : Joe Biden et Vladimir Poutine misent sur l'apaisement

Par Laura Berlioz
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Genève : Joe Biden et Vladimir Poutine misent sur l'apaisement
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La scène était difficile à imaginer il y a encore quelques semaine. Joe Biden a quitté Genève sourire aux lèvres après une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine. Au programme l’Ukraine, la Biélorussie, les fakenews, les cyberattaques ou encore l'attitude autoritaire du kremlin. Le sommet aux enjeux majeurs pour les deux camps s'est ouvert par une poignée de main entre les deux hommes aux vision parfois incompatibles voir irréconciliables. Il repartent satisfaits de leurs échanges avec une avancée majeure : le retour de leurs ambassadeurs respectifs.

"Il était important de se rencontrer en personne afin qu'il ne puisse y avoir d'erreur ou de fausses déclarations sur ce que je voulais communiquer. J'ai fait ce que je suis venu faire. J\_'ai clairement indiqué que nous ne tolérerons pas les tentatives de violation de notre souveraineté démocratique et que nous réagirions si tel était le cas. J'ai dit au président Poutine que nous devons avoir des règles de base que nous pouvons tous respecter._ ", affirme Joe Biden

Même son de cloche du coté du kremlin :

"Je pense qu'il n'y a pas eu d'animosité. Au contraire, notre rencontre a eu lieu, nos points de vue divergent dans de nombreux domaines, mais de mon point de vue, les deux parties ont montré une volonté de se comprendre pour trouver des moyens de rapprocher nos positions. Nos échanges ont été assez constructifs."

Autre réussite pour Joe Biden : avoir montré ses lignes rouges au chef du kremlin notamment en matière de cybersécurité. Il a listé à son homologue russe une liste de 16 sites intouchables. Les deux hommes ont convenu de consultations à ce sujet.Vladimir Poutine a assuré les Etats-Unis qu'ils ne devaient pas s’inquiéter d’une militarisation russe dans l’Arctique. Les deux parties ont également convenu de discussions sur le nucléaire.

Des accords et des tensions

Le président russe riposte aux accusations de répression. Il évoque tour à tour l’attaque du Congrès, les bombardement de civils en Afghanistan ou les violences policières dans le cadre du mouvement "Balck Lives Matter", pour se justifier et conclure : "nous ne voulons pas que cela se produise sur notre territoire". A l'évocation du cas Navalny, le Président russe monte le ton. Il l'affirme, l'opposant russe "savait qu'il violait la loi".

Malgré ces échanges houleux, restés minoritaires, les deux hommes se veulent optimistes. Selon Joe Biden, le succès des discussions devrait se refléter dans les actions de Moscou dans les 3 à 6 prochains mois.