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Crise économique et fin des sanctions : les défis qui attendent Ebrahim Raïssi

Des partisans de Raïssi célébrant sa victoire à Téhéran, le 19 juin 2021.
Des partisans de Raïssi célébrant sa victoire à Téhéran, le 19 juin 2021. Tous droits réservés Ebrahim Noroozi/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Anelise BorgesEuronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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Avec un taux de chômage très élevé et une inflation galopante, nombre d'Iraniens sont avant tout préoccupés par la grave crise économique dans laquelle est plongé leur pays, conséquence des sanctions américaines.

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La presse conservatrice a salué ce dimanche l'élection d'Ebrahim Raïssi, tandis que la presse réformiste a appelé le nouveau dirigeant à unir les Iraniens. L'ultraconservateur et chef de l'autorité judiciaire a été élu avec 62% des voix. Mais le taux de participation historiquement bas - seulement 48% - montre que de nombreux Iraniens sont surtout préoccupés par la grave crise économique dans laquelle est plongé leur pays.

"Il faut faire quelque chose ! Tout le monde est au chômage. La vie est bien trop chère pour la jeunesse", explique au micro d'Euronews un habitant de Téhéran. "Nous n'attendons pas grand-chose de ceux qui sont élus à la présidence. Ils ne font que parler et faire des promesses. Ils n'ont rien fait de spécial pour nous. J'envoie mon fils à l'étranger parce qu'il ne peut rien faire ici", raconte une autre passante.

"L'administration d'Ebrahim Raïssi devra s'attaquer à de nombreux problèmes : le chômage, qui aurait atteint les 20% selon les estimations, et l'inflation, qui devrait augmenter de 39% cette année. Quand le nouveau président prendra ses fonctions en août, il devra aussi travailler pour restaurer la confiance des Iraniens, qui sont nombreux à avoir été déçus ces dernières années, estimant la classe dirigeante complètement déconnectée de leur réalité", explique notre envoyée spéciale à Téhéran, Anelise Borges.

Levée des sanctions

La grave crise économique iranienne est une conséquence des sanctions imposées par les Etats-Unis, après la décision en 2018 de l'ancien président américain Donald Trump de revenir sur l'accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 à Vienne.

Bien qu'issu d'un courant politique se caractérisant par l'antiaméricanisme et le rejet de l'Occident, M. Raïssi a rappelé pendant la campagne que la priorité -conformément à la ligne fixée par le guide suprême Ali Khamenei- était d'obtenir la levée de ces sanctions pour sortir le pays de l'ornière.

Les négociateurs ont donc estimé que son élection ne devrait pas avoir d'effet sur les pourparlers en cours. Une réunion est d'ailleurs organisée ce dimanche à Vienne, pour déterminer "la marche à suivre" et tenter de ressusciter l'accord.

"Une entente sur le rétablissement de l'accord nucléaire est à portée de main mais n'est pas encore finalisée", a déclaré samedi sur Twitter le représentant russe à ces négociations, Mikhaïl Oulianov.

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