DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Haïti : Le plan du commando était-il de tuer Jovenel Moïse ou de le capturer ?

Access to the comments Discussion
Par Olivier Peguy avec AFP, AP
euronews_icons_loading
Un agent de police haïtien à proximité de la résidence de Jovenel Moïse, assassiné le 7 juillet - Port-au-Prince (Haïti), le 15/07/2021
Un agent de police haïtien à proximité de la résidence de Jovenel Moïse, assassiné le 7 juillet - Port-au-Prince (Haïti), le 15/07/2021   -   Tous droits réservés  VALERIE BAERISWYL/AFP or licensors
Taille du texte Aa Aa

Les suites de l'enquête sur l'assassinat du président haïtien il y a 10 jours. Toujours des zones d'ombre sur les intentions du commando et sur les commanditaires du meurtre.

L'assassinat de Jovenel Moïse a été planifié depuis la République dominicaine voisine. C'est du moins ce qu'affirme le chef de la police haïtienne.

Sur une photo devenue virale sur les réseaux sociaux en Haïti, on peut voir deux des suspects déjà interpellés ainsi que l'ancien sénateur Joël John Joseph, objet d'un avis de recherche, participer côte-à-côte à une réunion.

Selon le directeur général de la police nationale, ces personnes étaient en train de planifier l'assassinat de Jovenel Moïse en République dominicaine, pays qui se partage la même île qu'Haïti.

"Il y avait un groupe de quatre (mercenaires) qui étaient déjà présents au pays. Les autres sont entrés le 6 juin. Ils sont passés par la République dominicaine", a avancé le chef de la police.

A ce jour, 21 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles 18 Colombiens, anciens membres des forces spéciales de Colombie. Ils sont soupçonnés d'avoir fait partie du commando ayant exécuté Jovenel Moïse à son domicile.

Lors de leurs interrogatoires, plusieurs d'entre eux ont assuré que le plan, c'était de capturer Jovenel Moïse, et non pas de le tuer.

Le plan, selon la version de ces mercenaires, était "d'organiser l'arrestation du président et de le mettre à la disposition, c'est ce qu'ils disent (...), de la DEA (l'Agence antidrogue américaine)", a déclaré ce jeudi le général Jorge Vargas, chef de la police colombienne.

Une version pourtant démentie par le président colombien en personne, Ivan Duque.

"Parmi le groupe de Colombiens qui ont été capturés et pour certains tués dans des fusillades avec les autorités haïtiennes, il y a des gens qui, d'après ce qu'on croit savoir, étaient au courant de l'assassinat qui allait être perpétré", a assuré le chef de l'Etat colombien.

Les agents du FBI

Certains de ces hommes ont bénéficié par le passé de formations proposées par l'armée américaine à l'époque où ils étaient dans l'armée colombienne. Le Pentagone l'a confirmé ce jeudi.

Les États-Unis ont envoyé des enquêteurs du FBI à Port-au-Prince, pour apporter un appui technique aux investigations.

Mais pas question pour l'heure d'envoyer des troupes américaines sur l'île caribéenne, comme l'a rappelé ce jeudi le président Joe Biden.

Rassemblés à Port-au-Prince, ces partisans du président Jovenel Moïse ont réclamé que toute la lumière soit faite sur son assassinat.