Italie, France, même combat : le Pass sanitaire comme arme contre l'épidémie de Covid-19

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L'Italie a décidé d'imposer le Pass sanitaire, le 'Green pass" pour contrer l'épidémie de Covid-19 dès le 6 août. En France, le projet de loi anti-Covid fait toujours débat alors que les contaminations augmentent.

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L'Italie aussi parie sur le Pass sanitaire. Baptisé "Green pass" dans la péninsule, il pourra être délivré dès la première dose de vaccin, mais aussi aux personnes guéries du Covid-19 et à celles qui ont obtenu un test négatif dans les 48 heures précédentes. Et il sera obligatoire dès le 6 août pour accéder à des lieux fermés, comme les bars, restaurants, musées, cinémas, théâtres ou salles de sport. Les discothèques restant fermées cet été.

La barre des 5 000 nouveaux cas par jour vient juste d'être franchie, mais le gouvernement italien espère ainsi prendre les devants de l'épidémie en poussant les Italiens à se faire plus vacciner :

"Sans réaction rapide, la réalité des autres pays qui nous parait encore aujourd'hui lointaine va nous rattraper. Ce que nous avons vu en Angleterre, en France ou en Espagne arrivera ici. Nous devons assumer le fait que ce scénario pourrait se répéter en Italie", a expliqué le Premier ministre Mario Draghi aux Italiens.

L'adoption du Pass sanitaire a été l'objet de tensions au sein de la majorité gouvernementale. Le leader d'extrême droite de la Ligue Matteo Salvini a notamment mis en garde contre "des choix draconiens, improvisés et non mesurés excluant la majorité des Italiens de leur droit au droit au travail et à circuler librement".

France

En France, une minorité de français dénonce la "dictature sanitaire" que le gouvernement veut leur imposer. Environ 200 personnes ont manifesté près du Sénat.

Le projet de loi anti-Covid qui prévoit l'extension du Pass sanitaire et l'obligation vaccinale pour les soignants, vient d'être adopté en première lecture par les députés. C'est au tour des sénateurs de l'examiner, mais les débats font rage.

Si l'obligation vaccinale étendue aux soignants, sapeurs-pompiers ou encore professionnels auprès des personnes âgées fait à peu près consensus, ce n'est pas le cas de l'extension du Pass sanitaire (parcours vaccinal complet ou test récent) prévue pour début août dans les cafés-restaurants, qui fait l'objet de vives critiques de la gauche à l'extrême droite.

Avec près de 1 200 amendements déposés sur le projet de loi, les débats ont été tout sauf apaisés dans l'hémicycle où gauche et droite ont dénoncé une discussion entamée depuis mercredi après-midi, à marche forcée.

Les yeux rivés sur les courbes de contamination en hausse, l'exécutif n'a cessé d'exhorter les députés à valider son projet de loi face à la "gravité de la situation" selon le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Près de 22 000 cas ont été recensés en 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France publiés jeudi soir, au plus haut depuis le 5 mai.

Autriche

La situation épidémique est radicalement différente chez nos voisins autrichiens qui ne comptent que 430 nouveaux cas de Covid-19 par jour. En Autriche, certaines restrictions sanitaires viennent d'être assouplies. Partout, sauf à Vienne, les masques ne sont plus obligatoires que dans les épiceries et pharmacies.

Sources additionnelles • AP, AFP

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