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"Pandora Papers" : les dirigeants épinglés démentent

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Par euronews avec AFP
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Archives : Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin
Archives : Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin   -   Tous droits réservés  SHAMIL ZHUMATOV/AFP
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Épinglés par les révélations des "Pandora Papers", plusieurs dirigeants s'offusquent de leur mise en cause.

La vaste enquête publiée dimanche par le Consortium international des journalistes d'investigation a révélé l'ampleur des dérives de la finance offshore destinée notamment à l'évasion fiscale. Elle s'appuie sur la fuite de millions de documents confidentiels. Des chefs d'Etats et de gouvernement du monde entier sont sur la liste des fraudeurs. Le roi Abdallah II de Jordanie est ainsi accusé d'avoir crée plus d'une trentaine d'entreprises dans des territoires à fiscalité avantageuse par le biais desquelles il a acquis des propriétés de luxe à l'étranger pour plus de 100 millions de dollars

"Nous n'avons rien à cacher !"

Face à des dignitaires tribaux, le roi de Jordanie a dénoncé ce lundi "une campagne contre son pays de la part de ceux qui veulent le saboter et semer des soupçons. Nous n'avons rien à cacher" s'est-il défendu.

Le président du Chili Sebastián Piñera est également cité par l'enquête. En cause, des irrégularités dans la vente d'une société minière dans les îles Vierges britanniques.

"Ni moi, ni ma famille n'avons de sociétés d'investissement constituées à l'étranger", a-t-il clamé.

En Russie, le président Vladimir Poutine n'est pas directement nommé, mais plusieurs de ses proches le sont, accusés d'acquisitions immobilières à Monaco via des comptes offshore. Des allégations infondées a répondu le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, "on ne sait pas clairement sur quoi sont basées ces informations et on ne peut donc pas leur faire confiance", a-t-il réagi.

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a dénoncé des "pratiques complètement inacceptables. Nous avons des normes contre l'évasion fiscale parmi les plus élevées au monde, mais ce n'est pas suffisant".

L'actuel Premier ministre tchèque ou encore le président chypriote sont parmi les dirigeants européens cités par l'enquête.