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Meurtre de Mireille Knoll : ouverture du procès, le mobile antisémite au cœur des débats

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Par Euronews  avec AFP
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Photo de Mireille Knoll sur la porte de son appartement parisien. Image AFP
Photo de Mireille Knoll sur la porte de son appartement parisien. Image AFP   -   Tous droits réservés  Photo de Mireille Knoll sur la porte de son appartement parisien. Image AFP

Ouverture ce mardi à Paris du procès du meurtre de Mireille Knoll.

En mars 2018, la mort de la vielle dame de 85 ans et de confession juive avait provoqué la l'indignation en France et à l'étranger.

Yacine Milhoub et Alex Carrimbacus sont accusés d'avoir lardé de onze coups de couteau et partiellement brûlé le corps de Mireille Knoll.

Les deux hommes se rejettent la responsabilité du meurtre.

Alex Carrimbacus accuse son complice d'avoir crié "Allah Akbar" au moment où il l'égorgeait.

Gilles-William Goldnadel, avocat de la partie civile : "Ce n'est pas monsieur Mohamed Merah qui rentre dans une école juive pour tuer des petits enfants juifs. On a affaire là à un antisémitisme crapuleux sur fond, d'abord, de vol et ensuite, de surcroît, sur fond d'antisémitisme. J'ai comparé, d'une certaine manière, à ces moujiks qui se livraient à des pogroms en Russie, qui étaient bien contents de piller les biens juifs, mais, en même temps, se consolaient en pensant qu'ils s'en prenaient au peuple déicide. C'est un antisémitisme crapuleux, ce n'est pas un antisémitisme intellectuel de haut vol."

Yacine Mihoub était le fils du voisin de Mireille Knoll, il avait rencontré son complice en prison. Son avocat assure que son client n'est pas antisémite.

Charles Consigny, avocat de Yacine Mihoub : "Le mobile antisémite, il n'existe, dans ce dossier, que parce que le co-accusé de Yacine Mihoub a essayé de dessiner un mobile pour faire porter le chapeau à Yacine Mihoub. De la même manière qu'il a essayé de dépeindre Yacine Mihoub en islamiste, ce qui ne tient pas une seconde, en lui prêtant les mots de "Allah akbar" avant de se rétracter. Et ensuite, pourquoi ça n'a pas été abandonné pendant la phase d'enquête ? C'est que les juges d'instruction n'ont pas eu le courage d'abandonner ce mobile antisémite parce qu'il y avait la pression de l'opinion publique."

L'enquête a montré "l'ambivalence de Yacine Mihoub vis-à-vis du terrorisme islamiste".

L'avocat de la partie civile Gilles-William Goldnadel rapporte par ailleurs que l'accusé a écrit "vive les frères Kouachi et Coulibaly" sur les murs de sa cellule.