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"Ils suffoquent, ils implorent, ils regrettent", un appel à la vaccination au cœur de Bucarest

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Par Mari Jeanne Ion, Sandrine Delorme
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Des membres du personnel médical placent le corps d'une victime du COVID-19 dans un cercueil, Bucarest, Roumanie, 8/11/2021
Des membres du personnel médical placent le corps d'une victime du COVID-19 dans un cercueil, Bucarest, Roumanie, 8/11/2021   -   Tous droits réservés  Vadim Ghirda/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

"Ils suffoquent. Ils implorent. Ils regrettent."

C'est le message affiché au centre de Bucarest, la capitale de la Roumanie, par un photographe qui a passé plus de 150 heures au sein des unités de soins intensifs Covid-19.

Cristian Movilă tente désespérément d'utiliser son art pour convaincre les gens de se faire vacciner :

"Si vous leur montrez la réalité, très crue, des soins intensifs, vous ne pouvez pas ne pas voir, vous ne pouvez pas effacer ça de votre mémoire. Alors j'espère que ça restera là et qu'après un jour ou deux, ou une semaine à voir ce genre de messages et d'images, ils se décideront."

Moins de 50% des Roumains ont été vaccinés jusqu'à présent avec pour conséquence un taux de contamination élevé et des centaines de décès quotidiens. Les médecins et les autorités tentent constamment de faire passer le même message à la population : la prévention est la meilleure des protections.

"Les vaccins sont merveilleux. Ce qu'ils ont réussi à faire en un an est incroyable et nous sommes très reconnaissants de l'effort que la communauté mondiale a fait pour rendre la vaccination possible" explique la docteure Daniela Miu.

"La pandémie ne sera pas terminée avec cette quatrième vague. Malheureusement, le virus restera au sein de la communauté, continuera à circuler et engendrera encore de nombreuses nouvelles contaminations à partir. L'hiver est à nos portes et il n'y a aucune raison de croire que la situation pandémique va s'améliorer, au contraire : c'est la saison froide, c'est la saison des maladies respiratoires et le Covid-19 est un virus qui se propage par les voies respiratoires" a déclaré en conférence de presse le Docteur Valeriu Gheorghita, coordinateur de la campagne de vaccination en Roumanie.

L'urgence de la situation en Roumanie a bien sûr atteint Bruxelles. Le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, et responsable de la Task Force sur la vaccination, s'est rendu dans le pays. Il s'est entretenu avec les autorités et a envoyé un message aux habitants : pour lutter contre la pandémie, nous avons deux outils : le vaccin et le Pass sanitaire qui nous redonne à tous une liberté de mouvement.

"En tant que commissaire, j'ai travaillé avec mon équipe pour rendre ce certificat sanitaire possible. Il fonctionne maintenant pour les 27 états-membres, mais aussi beaucoup plus. Il fonctionne si bien, il est si utile que maintenant 75 pays l'ont déjà adopté, en dehors de l'UE. Parce que le Pass sanitaire et le vaccin, c'est la solution pour se débarrasser de la pandémie".

A ce jour, la loi roumaine de mise en œuvre du certificat sanitaire obligatoire est bloquée au Parlement national après un vote de rejet des sociaux-démocrates et des sénateurs d'extrême droite. Les discussions se poursuivent à la Chambre des députés.