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Obligation vaccinale : manifestations partout en Europe, mobilisation en baisse en France

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Par Euronews
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Manifestation anti pass sanitaire, qui va devenir un pass vaccinal, à Paris le 15 janvier 2022, France
Manifestation anti pass sanitaire, qui va devenir un pass vaccinal, à Paris le 15 janvier 2022, France   -   Tous droits réservés  GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Aux quatre coins de l'Europe, les opposants aux pass sanitaires et vaccinaux se sont faits entendre.

Moins de monde que la semaine dernière en France

Les opposants au pass sanitaire, qui va devenir un pass vaccinal ont manifesté samedi à Paris avec un nouveau slogan : Liberté Djokovic, en référence au numéro 1 mondial de tennis, placé en rétention en Australie, car non vacciné.

Le mouvement avait été très suivi samedi dernier, avec 105 200 personnes sur l'ensemble du territoire, après les déclarations d'Emmanuel Macron, qui avait dit vouloir emmerder les non-vaccinés. Ils étaient 54 000 ce samedi dans tout le pays d'après les autorités.

Des journalistes de l'AFP agressés à Paris

Cette journée de mobilisation a notamment été marquée par l'agression de deux journalistes reporter d'images de l'AFP dans la manifestation parisienne, organisée par le mouvement Les Patriotes de Florian Philippot.

Après de premières prises de vues réalisées sans encombre, la situation s'est tendue après le départ du cortège au niveau du Palais de Tokyo, lorsque environ 150 individus, identifiés comme étant d'extrême droite par les journalistes, sont arrivés près de l'équipe.

Un individu cagoulé avec un mégaphone a déclaré: "C'est l'AFP, niquez-les ces fils de pute", relate la journaliste agressée. A cet appel, au moins une cinquantaine de personnes s'est dirigée vers la vidéaste pour en découdre avec elle. Les agents de protection se sont interposés, permettant aux deux JRI de prendre la fuite.

Les agents de sécurité ont ensuite été frappés, notamment à coups de matraque, alors qu'ils protégeaient la vidéaste, rattrapée par une vingtaine de manifestants. Les gardes et les journalistes rapportent avoir été menacés de mort avant que l'un des agents de sécurité ne reçoive une bouteille sur la tête, lui ouvrant le cuir chevelu.

Ces derniers et les deux journalistes ont finalement réussi à s'abriter derrière un cordon de gendarmerie mobile et ont cessé de couvrir le rassemblement.

"En six ans de manifestations, c'est la première fois que je vis une violence pareille", a témoigné la journaliste, choquée, notamment par les menaces de mort. "L'homme cagoulé à l'origine du mouvement m'a saisie en me disant +Je vais te tuer, regarde-moi bien, je vais te tuer+", raconte-t-elle.

"Si elle était tombée, elle aurait été rouée de coups", ajoute son collègue vidéaste.

"L'AFP proteste vigoureusement contre cette agression intolérable et la volonté de certains d'empêcher ses journalistes de faire leur travail", a déclaré Phil Chetwynd, directeur de l'information de l'AFP, qui étudie "la possibilité d'engager des poursuites contre de tels actes inadmissibles".

Il s'agit de la deuxième agression dont est la cible une équipe de l'AFP couvrant des manifestations contre le pass sanitaire. En juillet 2021, deux JRI avaient reçu crachats et injures lors d'une manifestation organisée par M. Philippot.

Le FPO à la manœuvre en Autriche

En Autriche, ils étaient aussi des milliers dans la capitale pour dire non à l'obligation vaccinale, qui va entrer en vigueur en février.

"Constitutionnellement, cette loi n'est rien d'autre qu'un viol des droits et libertés fondamentaux exercé sur chacun d'entre nous" a lancé le président du parti de la liberté d'Autriche, Herbert Kickl, devant la foule. "À bas cette vaccination obligatoire !" a-t-il ajouté.

Manifestations en Italie et en Grèce

À Rome, ils étaient plusieurs centaines, la plupart sans masque, sur la Piazza San Giovanni, alors que le vaccin va devenir obligatoire pour les plus de 50 ans dès le 15 février prochain. Portées par le variant Omicron, les contaminations explosent dans le pays, avec 200 000 nouveaux cas quotidiens.

Les militants anti-vaccins se sont également fait entendre en Grèce, où les non-vaccinés de plus de 60 ans vont être passibles d'une amende de 50 euros. Samedi, ils étaient des centaines à manifester dans la capitale, alors que le gouvernement a décidé d'ouvrir aux personnes immunodéprimées la possibilité de recevoir une quatrième dose de vaccin.