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Anders Breivik jugé toujours aussi dangereux, dix ans après le massacre d'Utoya

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Par Euronews  avec AFP
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Anders Breivik lors de l'audience (19 janvier 2022)
Anders Breivik lors de l'audience (19 janvier 2022)   -   Tous droits réservés  Ole Berg-Rusten/Ole Berg-Rusten / NTB

Anders Breivik ne devrait pas sortir de sitôt de prison. Dix ans après avoir tué 77 personnes, essentiellement des adolescents, le néonazi norvégien, qui demande sa libération conditionnelle, a été jugé toujours aussi dangereux par un psychiatre.

Lors du premier jour d'audience, Breivik s'était fait remarquer par des saluts nazis et des propos de suprématiste blanc. Il avait également affirmé avoir renoncé à la violence. Des paroles, qui sans surprise, n'ont pas convaincu les survivants et proches des victimes du massacre d'Utoya qui suivaient les débats dans une pièce séparée :

"Breivik suit un plan qu'il a écrit en 2011 dans un memento dans lequel il dit comment il va utiliser les médias pour faire passer son discours de droite. Et c'est ce qu'il a fait, souligne Lisbeth Kristine Royneland, représentante des familles des victimes qui a perdu sa fille lors du massacre sur l'île d'Utoya le 22 juillet 2011. Je suis déçue par certains médias, car autant je comprends que les débats puissent être filmés pour les archives, mais pas diffusés en direct sur internet."

La Cour doit rendre sa décision sur une improbable libération conditionnelle d'ici la fin du mois. Anders Breivik avait été condamné en 2012 à 21 ans de prison, une peine susceptible d'être prolongée. A l'époque en Norvège, la peine de sûreté était de maximum 10 ans.