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Mali : l'Union européenne sanctionne cinq responsables, dont le Premier ministre

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Par euronews  avec AFP
Le Premier ministre malien, Malian Prime Minister Choguel Kokalla Maïga (G), en compagnie du président de transition, Assimi Goita (D), à Kati au Mali, le 20 janvier 2022
Le Premier ministre malien, Malian Prime Minister Choguel Kokalla Maïga (G), en compagnie du président de transition, Assimi Goita (D), à Kati au Mali, le 20 janvier 2022   -   Tous droits réservés  FLORENT VERGNES/AFP

Une des institutions de l'UE, Le Conseil européen a sanctionné ce vendredi cinq responsables maliens, dont le Premier ministre de transition Choguel Kokalla Maïga, accusés de faire obstacle à la transition politique dans ce pays dirigé par une junte, selon un communiqué.

Ces sanctions consistent en une interdiction d'entrée sur le territoire de l'UE et un gel de leurs avoirs. Il est en outre interdit aux personnes et entités de l'UE de mettre des fonds à la disposition de ces cinq responsables.

Outre le Premier ministre, figurent parmi les responsables sanctionnés deux "membres-clés du cercle rapproché" du colonel Assimi Goïta, le chef de la junte malienne, investi président de transition en mai 2021 après un deuxième putsch.

Il s'agit de Malick Diaw et Ismaël Wagué, considérés comme des instigateurs du coup d'Etat d'août 2020, au cours duquel les militaires ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, selon les motifs des sanctions publiés au Journal officiel de l'UE.

En outre, Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation depuis juin 2021, et Adama Ben Diarra, sont également ciblés pour avoir joué un rôle-clé dans le renversement du président Keita, selon la même source.

Ces cinq responsables ont déjà été sanctionnés par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao).

L'organisation a pris le 9 janvier une batterie de mesures économiques et diplomatiques vigoureuses à l'encontre du Mali pour sanctionner l'intention de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années et son refus d'organiser le 27 février, comme elle s'y était initialement engagée, des élections ramenant les civils au pouvoir.