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Soldats russes au Bélarus : menace pour la souveraineté, selon la cheffe de l'opposition bélarusses

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Par euronews  avec AFP, AP
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A g. : La cheffe de l'opposition bélarusse Svetlana Tsikhanouskaïa (22/11/2021) - A dr. : le président bélarusse Alexandre Loukachenko (17/02/2022)
A g. : La cheffe de l'opposition bélarusse Svetlana Tsikhanouskaïa (22/11/2021) - A dr. : le président bélarusse Alexandre Loukachenko (17/02/2022)   -   Tous droits réservés  AP Photo/Lisa Leutner - AP Photo/Alexander Zemlianichenko Jr.

Des milliers de soldats russes sont toujours déployés au Bélarus, officiellement pour des exercices conjoints. S'ils ne se retirent pas du Bélarus à la fin de ces exercices, cela constituera une menace pour notre souveraineté, estime la cheffe de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa.

Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko s'est rendu ce jeudi sur un terrain militaire, là même où se déroulent des exercices conjoints avec l'armée russe.

Des milliers de soldats sont ainsi déployés depuis plusieurs semaines, faisant craindre aux Occidentaux une invasion de l'Ukraine, pays frontalier.

Cette situation inquiète la cheffe de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui vit aujourd'hui en exil en Lituanie.

"Le régime au pouvoir à Minsk se sert des exercices militaires et de la crise ukrainienne pour dissimuler la crise interne au Belarus.

Le régime de Minsk fait du chantage à l'Europe avec les migrants. Et maintenant, il utilise la menace d'armes nucléaires. C'est une honte."

Le territoire du Belarus est utilisé par un pays tiers afin de mettre la pression sur l'Ukraine. Mais la population n'a aucune envie de se laisser entrainer dans une guerre.
Svetlana Tikhanovskaïa
cheffe de l'opposition bélarusse

Svetlana Tikhanovskaïa va participer à la conférence de Munich qui s'ouvre ce samedi. Un rendez-vous annuel consacré aux grands enjeux sécuritaires, et qui sera, cette année, dominée par la crise ukrainienne.

"_Je compte aborder la question de la souveraineté du Bélarus lors de cette conférence de Munich. _Car si les troupes russes ne quittent pas notre pays après le 20 février, alors cela créera une situation particulière, ce sera une tentative d'atteinte à notre souveraineté. C'est pour ça que j'espère obtenir ici à Munich, le maximum d'attention sur le sort du Bélarus."

Les exercices conjoints au Bélarus sont censés se finir ce dimanche. 

Selon le chef de l'OTAN, il n'y a jamais eu autant de soldats russes sur le sol bélarusse depuis la fin de la guerre froide.