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Bélarus : "le dictateur se venge", dénonce Svetlana Tikhanovskaïa après la condamnation de son mari

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Par euronews  avec AFP
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Bélarus : "le dictateur se venge", dénonce Svetlana Tikhanovskaïa après la condamnation de son mari
Tous droits réservés  Sergei Kholodilin/BELTA

Des condamnations "infondées" et "sévères", l'Union européenne a ainsi qualifié le verdict qui s'est abattu ce mardi sur six figures de l'opposition au Bélarus.

La peine maximale, 18 ans de prison, a été prononcée contre Sergueï Tikhanovski, le mari de la chef de file de l'opposition en exil, Svetlana Tikhanovskaïa. Ses autres co-accusés écopent de 14 à 16 ans d'emprisonnement. Parmi eux figurent notamment, Mikola Statkevitch, un ancien candidat à la présidentielle de 2010.

"Une vengeance personnelle"

Au micro d'Euronews, Svetlana Tikhanovskaïa n'a pas caché son émotion face à la lourdeur des condamnations : "je savais que ce serait une peine très dure mais on ne peut pas être préparé à une telle chose. J'étais en réunion lorsqu'un de mes assistants m'a dit "18 ans" et j'ai compris. Je n'ai pas pu fondre en larmes car je devais poursuivre la réunion, mais bien sûr, quelque chose s'est déchiré en moi".

La cheffe de l'opposition a dénoncé une vengeance contre elle et son époux. "Il est difficile voire impossible d'imaginer ce que représente autant d'années de prison. C'est la plus longue peine qu'une personne ait eue en tant que prisonnier politique. Et je pense que c'est une vengeance personnelle contre mon mari qui a réussi à rassembler des gens autour de lui pour protester... et peut-être que c'est une vengeance contre moi", a-t-elle dit.

"Le dictateur se venge. Le monde entier regarde. Nous ne nous arrêterons pas" a -t-elle aussi déclaré, affichant sa détermination à poursuive le combat contre le président Alexandre Loukachenko.

Sergueï Tikhanovski et ses coaccusés étaient jugés depuis juin à huis clos, accusés notamment d'avoir participé à des "émeutes massives". Presque aucune information n'a filtré sur le procès. Depuis la répression du mouvement de contestation en 2020, les Occidentaux ont puni Minsk en imposant de lourdes sanctions contre des entreprises et des responsables du régime.