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Week-end de manifestations pour soutenir l'Ukraine et appeler à la paix

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Par Raphaele Tavernier  avec Agences
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Week-end de manifestations pour soutenir l'Ukraine et appeler à la paix
Tous droits réservés  Anthony Anex/Anthony Anex

La guerre en Ukraine a débuté il y a dix jours maintenant et depuis ce jeudi, la ville ukrainienne de Kherson est sous contrôle russe. Ce samedi, pourtant, les tirs d’avertissement des occupants n’ont pas empêché les habitants de sortir dans la rue, drapeaux ukrainiens à la main, pour dénoncer l’offensive du Kremlin contre leur pays.

Presque partout, sur la planète, les manifestations contre la guerre en Ukraine se poursuivent. Ce samedi à Paris, ils étaient plusieurs milliers à s’être rassemblées place de la République. Des rassemblements étaient prévus tout le week-end dans de très nombreuses villes de France.

À Lisbonne, plusieurs centaines de personnes ont formé vendredi des chaînes humaines pour réclamer la paix en Ukraine. Côte à côte et alignés le long des ambassades de quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies (France, Royaume-Uni, Etats-Unis, Chine) et de l'Allemagne, hommes et femmes ont répondu à l'initiative de l'Association des Ukrainiens au Portugal.

"Pour la paix en Ukraine, le monde entier d'une même voix !", ont scandé les participants en brandissant des drapeaux ukrainiens et des pancartes appelant à stopper le président russe Vladimir Poutine.

Chaque chaîne humaine s'est conclue par la remise d'une lettre à destination des ambassadeurs exhortant les gouvernements sollicités à faire preuve de fermeté face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Quelque 29 000 Ukrainiens résident actuellement au Portugal, formant ainsi l'une des plus importantes communautés étrangères dans ce pays de 10 millions d'habitants.

"Je suis ici par solidarité et parce que ce qui se passe me rend très triste. J'ai aussi vécu ce genre de situation lorsque j'ai dû quitter l'Angola après la révolution des œillets en 1974. Donc je comprends très bien la situation de ces femmes et de ces enfants ukrainiens. Voilà pourquoi je suis ici", explique une retraitée portugaise.

Mardi, le gouvernement portugais a annoncé une simplification des procédures pour accueillir et intégrer les réfugiés ukrainiens.

Elle prévoit notamment une régularisation accélérée qui leur confère un numéro fiscal, un numéro de Sécurité sociale, un accès aux services de santé, une aide pour trouver un logement et le droit de travailler.

Aujourd'hui, nous sommes tous des Ukrainiens
Archevêque Claudio Gugerotti
Nonce apostolique en Grande-Bretagne

Autre manifestation, à Londres. Plusieurs centaines de personnes, arborant des drapeaux ukrainiens, ont manifesté ce samedi pour demander la fin de l'invasion de l'Ukraine et prier pour la paix.

La foule s'est rassemblée à Trafalgar Square, dans le centre de la capitale britannique, brandissant des pancartes avec des inscriptions comme "Poutine tue" et "Embargo total contre la Russie" et criant "Arrêtez Poutine, arrêtez la guerre !".

"Quand le dernier soldat ukrainien tombera, Poutine viendra pour vous, mesdames et messieurs", proclamait une banderole géante.

Le nonce apostolique en Grande-Bretagne, l'archevêque Claudio Gugerotti, a lu une prière, disant notamment "Aujourd'hui, nous sommes tous des Ukrainiens".

L’ambiance était la même à Rome ce samedi et les Italiens eux aussi dans la rue pour dire non à la guerre. Comme à Zurich en Suisse où les manifestants ont exigé un cessez-le-feu immédiat en Ukraine, des négociations diplomatiques et le retrait des troupes russes.

De très nombreux Japonais sont également descendus dans les rues de Tokyo pour exprimer leur solidarité envers les Ukrainiens.