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Avec son programme, Emmanuel Macron vise le "plein emploi" dans cinq ans

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Par euronews & AFP
Emmanuel Macron présentant son programme ce jeudi en Seine-Saint-Denis
Emmanuel Macron présentant son programme ce jeudi en Seine-Saint-Denis   -   Tous droits réservés  Chaîne Youtube "Emmanuel Macron avec vous"

Emmanuel Macron, candidat favori de la présidentielle française, a présente son programme ce jeudi. Le président français, largement en tête dans tous les sondages avec 30% d'intentions de vote, a entamé son sprint final vers le premier tour lors d'une conférence de presse aux Docks de Paris, à Aubervilliers.

Critiqué par l'opposition comme se cachant derrière l'actualité internationale et évitant le débat, Emmanuel Macron est pour l'instant le grand absent de cette campagne électorale. Depuis qu'il s'est déclaré début mars, le président-candidat n'a fait qu'une seule rencontre publique avec des Français, le 7 mars à Poissy, alors que ses adversaires multiplient les meetings.

Parmi les mesures annoncées :

  • Versement des aides sociales "à la source", de manière automatique, ce qui selon lui bénéficierait aux "20 millions de Français" qui touchent le RSA, la prime d'activité, des aides au logement ou des allocations familiales.
  • "Refondation du pacte" entre "l'armée et la Nation", pour tirer la leçon de la crise ukrainienne, avec le doublement du nombre de réservistes.
  • Réformes "favorisant le retour à l'emploi" des chômeurs, objectif "atteignable" au vu de la baisse du chômage depuis 2017, pour viser le "plein emploi" dans cinq ans.
  • Réforme du RSA avec "un meilleur équilibre des droits et devoirs" et "l'obligation de consacrer 15 à 20 heures par semaine" à une activité facilitant l'insertion professionnelle.

Emmanuel Macron a aussi déclaré que l'école et la santé seraient "deux chantiers majeurs" de son second quinquennat, s'il était réélu, en promettant une "nouvelle méthode" basée sur "une large concertation".

"Sur l'école et la santé, force est de constater" que la politique mise en oeuvre depuis 2017 "a suffi", a-t-il reconnu à Aubervilliers.

Il faut donc "qu'on arrive à mobiliser différemment les énergies" pour "redonner à celles et ceux qui font au quotidien la possibilité d'adapter les solutions aux réalités de terrain et sortir en quelque sorte de la guerre de position dans laquelle on est", a-t-il ajouté.

Il s'agit donc de "changer de méthode collectivement" et, pour l'école, "débuter par une large concertation pour discuter de la meilleure manière d'atteinte des objectifs (...) en mettant toutes les parties prenantes autour de la table".