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Ukraine : Zelensky dénonce un "génocide" à Boutcha

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Par Euronews  avec Agences
Le président ukrainien en visite à Boutcha, le 4 avril 2022
Le président ukrainien en visite à Boutcha, le 4 avril 2022   -   Tous droits réservés  RONALDO SCHEMIDT / AFP

Suite à la découverte de 410 cadavres à Boutcha, près de Kyiv, les occidentaux dénoncent un crime de guerre. Ce lundi après-midi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu dans ce ville proche de Kyiv où il a dénoncé les exactions de l'armée russe, des "crimes de guerre" qui seront "reconnus comme un génocide".

La Russie a rejeté "catégoriquement" toutes les accusations liées à la découverte d'un grand nombre de cadavres de civils à Boutcha.

L'Union européenne s'est, elle, dit prête à envoyer des équipes d'enquêteurs en Ukraine pour aider au recueil de preuves sur les crimes de guerre dont les forces russes sont accusées.

Suivez notre notre couverture en temps réel consacrée à ce quarantième jour de guerre en Ukraine.

04.04.2022
20:57

Le maire de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé ce lundi soir que "10 civils avaient été tués" dans des bombardements qui se sont produits ce 4 mars sur sa ville. Oleksandr Sienkevytch a également ajouté que "46 personnes avait été blessées".

Une première frappe de l'armée russe à 4h GMT a fait "un mort et cinq blessés, dont deux graves", avant une autre dans laquelle "ont été tuées 10 personnes et 41 autres blessées", a-t-il déclaré dans un message-vidéo, précisant que le nombre des victimes pouvait encore augmenter.

04.04.2022
20:44

Nouvelle découverte macabre à Boutcha. Les corps de cinq hommes avec les mains liées ont été retrouvés dans la cave d'un sanatorium pour enfants a annoncé ce lundi le bureau de la procureure générale d'Ukraine.

Ces "civils non armés" dont les cadavres ont été mis au jour par les forces de l'ordre ont été "battus" avant d'être tués par des "soldats des forces armées de la Fédération de Russie", a assuré cette source sur Facebook. Des photos montrant ces corps accompagnent ce communiqué (attention images sensibles).

Une enquête sur les circonstances de leur mort a été ouverte, a ajouté le bureau de la procureure Iryna Venediktova.

Les Occidentaux ont appelé ce lundi à des investigations sur les "crimes de guerre" imputés aux militaires russes dans la région de Kiev, démentis en bloc par Moscou, mais qualifiés de "génocide" par l'Ukraine

04.04.2022
20:36

La Russie va présenter ce lundi des "documents" montrant, selon elle, la "vraie nature" des événements dans la ville ukrainienne de Boutcha, où les forces de Moscou sont accusées d'avoir tué des civils, a indiqué son ministre des Affaires étrangères.

"Aujourd'hui, par l'intermédiaire de notre représentant permanent (aux Nations unies), nous allons organiser une conférence de presse lors de laquelle des documents précis seront présentés sur la vraie nature des événements", a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Le ministère russe des Affaires étrangères a précisé que cette conférence aurait lieu à 19H30 GMT au siège des Nations unies à New York.

Avant M. Lavrov, le Kremlin avait déjà "catégoriquement" nié toutes les accusations liées à la découverte d'un grand nombre de cadavres de civils à Boutcha, près de la capitale ukrainienne Kyiv, après le retrait des forces russes.

M. Lavrov a qualifié les images de corps de "fausses", dénonçant une campagne de "propagande" et de "désinformation".

04.04.2022
20:18

Les forces russes préparent une "attaque massive" contre les troupes ukrainiennes dans la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé ce lundi son gouverneur, Serguiï Gaïdaï.

"Nous voyons que des équipements arrivent de différentes directions, qu'ils (les Russes) amènent des hommes, qu'ils apportent du carburant (...). Nous comprenons qu'ils se préparent à une attaque massive", a-t-il déclaré lors d'un entretien vidéo sur la chaîne de télévision Inter ( Інтер)

"Les bombardements sont de plus en plus denses. Cette nuit, il y a eu une tentative de percée à Roubijné (non loin de Lougansk, ndlr), nos défenseurs l'ont repoussée, ont mis hors d'état de nuire plusieurs chars, il y avait des dizaines de cadavres" de soldats russes, a poursuivi M. Gaïdaï.

"Hier, malheureusement, dans l'explosion d'une mine ou d'un obus d'artillerie, deux bénévoles sont morts" et "une église a été bombardée", "deux prêtres ont été blessés", a-t-il ajouté, sans fournir d'autres détails à ce sujet.

Le gouverneur a en conséquence appelé les habitants de la région à partir.

"N'hésitez pas, s'il vous plaît. Aujourd'hui, mille personnes ont été évacuées. S'il vous plaît, n'attendez pas que vos maisons soient bombardées", a-t-il exhorté dans son message.

Dans un précédent message, Serguiï Gaïdaï avait indiqué que près de "1 000 personnes avait été évacuées de la région de Lougansk" ce lundi.  

04.04.2022
20:05

La France a annoncé ce lundi qu'elle va expulser 35 diplomates russes "dont les activités sont contraires à (ses) intérêts", a-t-on appris lundi de source proche du ministère français des Affaires étrangères.

"Cette action s'inscrit dans une démarche européenne", explique un communiqué du ministère. "Notre première responsabilité est toujours d'assurer la sécurité des Français et des Européens", précise ce texte.

Quelques minutes plus tôt, l'Allemagne avait fait savoir qu'elle expulsait "un nombre élevé" de diplomates russes en poste à Berlin, en lien avec la guerre en Ukraine, selon sa ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock. D'après des informations de l'AFP, leur nombre s'élève à 40.

Ces employés de l'ambassade de Russie constituaient "une menace pour ceux et celles qui cherchent une protection chez nous", a justifié la cheffe de la diplomatie. L'Allemagne accueille plus de 300 000 réfugiés ukrainiens ayant fui les combats dans leur pays depuis le 24 février.

De nombreux pays européens comme les Pays baltes, la Pologne, la Belgique ou encore les Pays-Bas avaient également annoncé l'expulsion de diplomates russes ces derniers jours.

04.04.2022
18:04

Le président américain Joe Biden a déclaré lundi vouloir un "procès pour crimes de guerre" après la découverte de nombreux corps portant des vêtements civils à Boutcha, dans les environs de Kiev, mais a estimé qu'il ne s'agissait pas d'un "génocide".

"Nous devons rassembler les informations" et "nous devons avoir tous les détails" pour "avoir un procès pour crimes de guerre", a-t-il dit.

Interrogé pour savoir s'il pensait qu'il s'agissait là d'un "génocide", il a dit: "Non, je pense que c'est un crime de guerre".

Joe Biden, le président des Etats-Unis, de retour à Washington le 4 avril après un week-end passé à Wilmington dans le Delaware. Crédit : AP Photo/Andrew Harnik

Le président américain a également assuré qu'il voulait prendre "des sanctions supplémentaires" contre la Russie.

"Vous vous souvenez peut-être que j'ai été critiqué pour avoir appelé Poutine un criminel de guerre. Hé bien la vérité (...) c'est qu'il est un criminel de guerre", a-t-il encore déclaré.

"Ce gars est brutal, ce qui se passe à Boutcha est scandaleux et tout le monde l'a vu", a dit Joe Biden.

"Il faut qu'il rende des comptes", a-t-il encore lancé à la presse, en arrivant à Washington après un week-end dans sa résidence familiale du Delaware

04.04.2022
17:20

L'Etat allemand va prendre le contrôle temporaire de la filiale allemande du géant russe Gazprom, en raison de son "importance pour l'approvisionnement en énergie de l'Allemagne", a annoncé le ministre de l'Economie Robert Habeck.

L'agence fédérale des réseaux va devenir jusqu'au 30 septembre l'administrateur de "Gazprom Germania" dont Gazprom était l'unique propriétaire. Mais le groupe avait annoncé vendredi son "retrait" de cette filiale, sans immédiatement indiquer de repreneur, créant un flou sur l'avenir de l'entité en plein conflit autour du gaz russe

04.04.2022
17:02

Les soldats ukrainiens capturés par l'armée russe et récemment libérés ont fait état de "traitements inhumains" subis en captivité, a affirmé lundi Lioudmila Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.

"Les soldats ukrainiens ont raconté le traitement inhumain qu'ils avaient subi de la part de la Russie", a-t-elle dénoncé sur Facebook, évoquant notamment des atteintes physiques.

04.04.2022
16:39

La situation est "tendue" dans toute la partie du Donbass sous contrôle de l'Ukraine, dans l'est, où l'armée est prête à affronter les forces russes, et la population civile doit évacuer sans délai, a déclaré ce lundi le gouverneur de cette région.

"Nous tenons fermement tout le territoire, (...) mais partout la situation est tendue", a reconnu le gouverneur de l'administration militaro-civile de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, s'exprimant au cours d'un point de presse dans la ville de Kramatorsk.

"La situation la plus difficile concerne Izioum (une localité récemment conquise par les troupes russes à la limite de la région voisine de Kharkiv) où nous nous attendons à une aggravation de la situation", a poursuivi M. Kyrylenko.

"L'ennemi bombarde partout (...) De nombreuses localités le long de la ligne de démarcation ont été détruites par les bombardements", a-t-il précisé.

Depuis que la Russie a retiré ses troupes de la région de Kiev (nord) et annoncé vouloir "concentrer ses efforts sur la libération du Donbass", cet historique bassin minier de l'Ukraine vit dans l'angoisse d'une offensive russe majeure.

Le gouvernement ukrainien a déjà dit s'attendre à une aggravation de la situation tandis que les forces russes tentent de prendre en tenaille l'armée ukrainienne, déployée depuis 2014 sur une ligne de front longeant Donetsk au sud et Lougansk à l'est - les capitales des deux "républiques" séparatistes prorusses du même nom - et qui va désormais jusqu'à Izioum, au nord-ouest.

Capitale régionale de fait, depuis octobre 2014, du territoire encore sous contrôle de Kiev dans cette partie du pays, Kramatorsk est située au centre de ce chaudron et se retrouverait alors encerclée.

"Je l'ai déjà dit et je me répète : la population civile doit quitter les lieux, nous donnerons les détails logistiques de ces évacuations, c'est un processus progressif et pas un ordre du jour au lendemain (...). Mais la situation va devenir plus dure, c'est clair", a souligné le gouverneur.

Il a refusé de donner des détails sur les évacuations en cours, précisant simplement que jusqu'à ce dimanche, "146 000 personnes avaient déjà quitté la région". Il en reste près de 700 000 dans toute la zone sous contrôle ukrainien, a-t-il ajouté.

"Si l'ennemi respectait les lois de la guerre, la rhétorique serait différente. Nous voulons désormais que le moins de civils possible reste ici, jusqu'à ce que la situation se stabilise", a encore expliqué le gouverneur.À Kramatorsk, des centaines de personnes se sont de nouveau rassemblées ce lundi à la gare pour y prendre un train pour l'ouest de l'Ukraine.

Depuis quelques jours, ces évacuations, dans l'ordre et encadrées par des volontaires, se font au rythme d'environ quatre trains par jour, soit près de 2 000 personnes.

"Bien sûr, nous sommes informés du regroupement et de la concentration des forces ennemies" dans l'est, autour de Kramatorsk. "Après les événements de Boutcha", au nord-ouest de Kyiv, où des centaines de civils ukrainiens ont été exécutés en zone d'occupation russe, selon les autorités ukrainiennes, "on peut tout attendre de l'ennemi", a-t-il jugé.

"Nous ne céderons pas un pouce de notre territoire sans combattre. Nos forces sont prêtes à affronter l'ennemi et à le tuer". "Mais encore une fois, il est beaucoup plus aisé de combattre quand les civils ont évacué les villes", a-t-il conclu, appelant la population encore sur place à être attentive aux messages et aux directives des autorités, aux sirènes d'alarme et à faire des provisions.

04.04.2022
16:26

L'Union européenne est prête à envoyer des équipes d'enquêteurs en Ukraine pour aider au recueil de preuves sur les crimes de guerre dont les forces russes sont accusées dans la région de Kiev, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne.

"Les auteurs de ces crimes odieux ne doivent pas rester impunis. L'UE a mis en place une équipe d'enquête conjointe avec l'Ukraine pour recueillir des preuves et enquêter sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité", a déclaré Ursula von der Leyen après un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"L'UE est prête à renforcer cet effort en envoyant des équipes d'enquête sur le terrain pour soutenir les services ukrainiens chargés des poursuites. Eurojust (l'agence de coopération judiciaire de l'UE) et Europol (l'agence européenne de police criminelle) sont prêts à apporter leur aide", a-t-elle précisé dans un communiqué.