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Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du vendredi

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Par euronews  avec AFP
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Un prêtre bénit les dépouilles de trois personnes tuées par les forces russes, Boutcha, Ukraine, 27 avril
Un prêtre bénit les dépouilles de trois personnes tuées par les forces russes, Boutcha, Ukraine, 27 avril   -   Tous droits réservés  AP

Cette 65e journée de conflit a été marquée par les suites des bombardements survenus dans plusieurs villes ukrainiennes. Le maire de Marioupol fait appelle à la communauté internationale pour l'évacuation des civils coincée sur le site d'Azovstal. 

Euronews résume ce qu'il faut retenir de cette journée.

Moscou confirme avoir frappé Kyiv

La Russie a confirmé vendredi avoir bombardé Kyiv la veille en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, une frappe qui a causé la mort d'une journaliste ukrainienne de radio Liberty, un média emblématique financé par les Etats-Unis.

La Russie a confirmé avoir frappé la veille la capitale, affirmant avoir visé des objectifs militaires et stratégiques alors même que le secrétaire général de l'ONU s'y trouvait.

L'attaque s'est produite au moment où le chef des Nations unies, qui effectuait mercredi et jeudi son premier déplacement en Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février, se trouvait à Kyiv.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a cependant regretté dans une adresse vidéo vendredi soir, "qu'une humiliation aussi brutale et délibérée des Nations Unies soit restée sans réponse".

Les civils de Marioupol attendent toujours

Au même moment à Marioupol, la grande ville portuaire du sud-est tombée pour l'essentiel aux mains des Russes mais où était envisagée vendredi l'évacuation de civils piégés avec des militaires ukrainiens dans l'aciérie Azovstal. Les bombardements nourris sur le complexe sidérurgique, ne permettaient pas à ce stade une telle opération.

"Les civils ont déjà passé plus de 60 jours dans ces conditions à supplier pour être sauvés. C'est pourquoi aujourd'hui, nous implorons la communauté internationale de se mobiliser pour sauver la vie de la population locale", a déclaré le maire de la ville Vadym Boychenko.  

"Difficile" à Kharkiv

Sur le terrain, Volodymyr Zelensky a reconnu que la situation dans la région de Kharkiv, la grande ville du nord-est dans la zone où les forces russes ont recentré leur offensive, était "difficile".

"Mais nos militaires obtiennent des succès tactiques", a-t-il dit.

Plus au sud et à l'est, dans la région du Donbass que le Kremlin s'est fixé pour objectif de reprendre entièrement, "les occupants font tout pour détruire toute vie", a affirmé Volodymyr Zelensky, estimant que "les bombardements constants sur les infrastructures et les zones habitées montrent que la Russie veut rendre cette zone inhabitée".

Retard russe dans le Donbass

L'offensive russe dans le Donbass "a pris du retard", a affirmé vendredi un haut responsable du Pentagone, "ils sont loin d'avoir fait la jonction" des troupes entrées par la région de Kharkhiv (est), au nord du Donbass, et celles venues du sud du pays, un des objectifs de l'armée russe pour prendre en tenaille les forces ukrainiennes déployées sur la ligne de front autour des zones séparatistes de Donetsk et Lougansk.

Mais "nous pensons qu'ils continuent de créer les conditions d'une offensive soutenue, plus vaste et plus longue", a ajouté le haut responsable du ministère américain de la Défense.

Le président indonésien invite Zelensky et Poutine au sommet du G20

Le président indonésien Joko Widodo a annoncé vendredi avoir invité son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et confirmé avoir convié le président russe Vladimir Poutine au sommet du G20 prévu en novembre en Indonésie.

L'Indonésie, qui préside le G20 cette année, a subi de fortes pressions des Occidentaux, les Etats-Unis en tête, pour exclure la Russie depuis le début de l'invasion de l'Ukraine.

Mais Jakarta a résisté, arguant que sa position d'hôte l'obligeait à rester "impartiale" et le président américain Joe Biden, notamment, avait suggéré une participation de l'Ukraine pour trouver un équilibre.

Un Américain tué, deux Britanniques "capturés"

Un Américain, ancien Marine âgé de 22 ans, a été tué en Ukraine où il était parti mi-mars combattre les forces russes, selon des membres de sa famille, le Pentagone exhortant vendredi les ressortissants américains "à ne pas se rendre" dans ce pays.

Deux volontaires britanniques ont été "capturés" par des soldats russes en Ukraine, a affirmé vendredi une organisation à but non lucratif ayant son siège au Royaume-Uni, Presidium Network.

Le ministère russe de la Défense a diffusé ce vendredi les images d’un combattant britannique blessé qui aurait été capturé. 

Soldats britanniques en Europe de l'Est

Environ 8 000 soldats britanniques participeront cet été à des exercices en Europe de l'Est aux côtés de soldats de l'Otan, dans une "démonstration de solidarité et de force", selon le ministre britannique de la Défense Ben Wallace.

Des dizaines de chars et 120 véhicules de combat blindés seront déployés de la Finlande à la Macédoine du Nord dans le cadre de ce projet prévu de longue date et renforcé depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février.