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Les Suisses vont plus loin dans Frontex

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Par Euronews  avec AFP
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Les Suisses ont voté en faveur d'un plus grand engagement dans Frontex
Les Suisses ont voté en faveur d'un plus grand engagement dans Frontex   -   Tous droits réservés  Screengrab by AP Video

La Suisse doit-elle s'engager plus loin dans Frontex ?

Les trois-quarts des citoyens de la confédération ont dit oui, ce dimanche, lors d'un référendum, en approuvant l'augmentation de la contribution de leur pays à l'agence de contrôle des frontières de l'Union Européenne.

La Suisse devra fournir plus de personnel avec l'équivalent d'environ quarante postes, au lieu de six pour le moment. Elle devra aussi financer l'organisation à hauteur de cinquante-huit millions d'euros chaque année. 

L'agence Frontex est controversée par de nombreuses organisations non-gouvernementales, qui l'accusent de ne pas respecter le droit des migrants et de pratiquer les refoulements systématiques aux frontières. Ce référendum contre le projet du gouvernement avait d'ailleurs été lancé par un comité regroupant des ONG d’aide aux migrants et des partis écologistes et de gauche. 

Karin Keller-Sutter, membre du Conseil fédéral et cheffe du Département Justice et Police se réjouit au contraire de l'issue du vote : "La guerre en Ukraine montre à quel point la coopération et la solidarité sont importantes dans l'espace Schengen. Les bénéfices de Frontex et des accords de Dublin sont très importants pour la Suisse."

Certaines critiques de Frontex appelaient aussi à voter oui, comme Sanija Ameti, co-présidente du mouvement Operation Libero : "Si la Suisse veut lutter contre ces violations des droits de l'Homme, elle doit continuer à faire partie du groupe, pour aider à refonder Schengen et à contrôler Frontex. Sortir de l'accord n'est pas une solution."

Sanija Ameti est pour une réforme interne de Frontex

Les Suisses se prononçaient aussi sur d'autres questions : ils ont approuvé une loi obligeant les plateforme de streaming à investir dans la création nationale... Netflix et ses concurrentes devront y consacrer 4% de leur recettes suisses, en produisant directement des contenus ou via une taxe.

60% des votants ont également approuvé un changement dans la pratique des dons d'organes, avec l'adoption du modèle du consentement présumé : ceux qui ne souhaitent pas être donneur devront le certifier de leur vivant.