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Ukraine : dans les villes martyres, retour à un semblant de normalité

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Par Anne Devineaux  & Euronews  avec AFP, AP
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Des promeneurs dans le marché de Boutcha, en Ukraine, où la vie reprend petit à petit son cours
Des promeneurs dans le marché de Boutcha, en Ukraine, où la vie reprend petit à petit son cours   -   Tous droits réservés  AFP

La plupart des commerces ont encore les volets baissés mais le marché de Boutcha a rouvert : un retour à un semblant de normalité pour cette ville ukrainienne devenue symbole des crimes de guerre.

"Les magasins ouvrent peu à peu, les gens reviennent avec des petits enfants, leur chien. C'est comme avant. La ville revit. Boutcha est en train de changer. Les routes sont réparées, petit à petit. Tout revient à la vie : nous sommes vraiment heureux de voir ça. Donc, comme je dis - si on ne voit pas les ruines, on peut croire qu'on est guéri", témoigne une commerçante.

"C'était choquant au début, et après on se rend compte que c'est notre réalité et qu'il faut s'adapter et continuer à vivre. S__i vous ne l'acceptez pas, vous devenez fou", raconte Olena, une cliente du marché de Boutcha.

Les habitants reviennent petit à petit

Alors que les combats font rage dans l'est de l'Ukraine, les troupes russes ont été chassées de la ville de Kharkiv, non loin de la frontière avec la Russie. Dans les zones nouvellement libérées, les habitants reviennent peu à peu.

"Pour l'instant, nous n'avons rien. Pas de travail, pas d'argent. Nous allons devoir trouver quelque chose, pour pouvoir réparer les trous, peut-être en bas dans le jardin . Nous trouverons bien quelque chose", estime Aleksandr Vandenko, de retour dans sa maison natale.

Besoin de soins psychologiques

La femme du président ukrainien, Olena Zelenska, a demandé à l'Organisation mondiale de la santé de l'aide pour résoudre la vaste crise de santé mentale du pays . Les effets de trois mois de guerre pourraient durer des décennies, prévient-elle.

"Nous comptons sur votre soutien expert pour construire un service de soins psychologiques vraiment unique et le meilleur au monde. Oui c'est notre ambition et nous voulons le faire rapidement, afin qu'en même temps que la victoire dans la guerre, nous gagnions aussi cette victoire sur le chagrin, le choc et le stress de nos citoyens", dit-elle.

Borodyanka, dans la banlieue de Kiev a particulièrement souffert de l'invasion russe. Les destructions sont immenses tout comme la douleur des mères qui ont perdu leurs enfants. C'est le cas de Nadya Orikhovska.

"Le sniper était là, mon fils marchait pour aller dans un abri. Il a été abattu d'une balle. Elle lui a traversé la tête", témoigne-t-elle. C'est dans la rue de la Paix, où ils avaient toujours vécu, que le fils de Nadya a été tué.