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Italie : l'embargo sur le pétrole russe menace les employés d'une raffinerie en Sicile

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Par euronews
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Raffinerie de Priolo en Sicile
Raffinerie de Priolo en Sicile   -   Tous droits réservés  Gaetano Adriano Pulvirenti/AP

L’Italie, plus particulièrement la Sicile, s’inquiète des conséquences de l’embargo européen sur le pétrole russe.

Quelque 3000 travailleurs de la raffinerie de Priolo en Sicile risquent de perdre leur emploi en seulement 6 mois. La société mère de cette usine est la compagnie pétrolière russe Lukoil. Privée de crédit européen, depuis quelques mois l'entreprise a commencé à acheter essentiellement du pétrole russe.  

Selon le Financial Times, en mai, l'Italie a importé 450 000 barils de pétrole brut provenant de Russie. Ce qui est quatre fois plus que le mois de février. Cette augmentation est entièrement due à la raffinerie de Priolo.

L'arrêt brutal du pétrole russe risque d'impacter l'économie de toute une région.

"Si Lukoil disparaît, c'est tout un hub portuaire qui sera impacté. Il y aura un effet domino qui fera plonger tout le système, impliquant d'autres entreprises du secteur chimique, le port et toutes les activités qui sont liées à ce centre. Nous parlons d'environ 10 000 emplois, et ça représente 50 % du PIB de cette province", explique Marco Candelargiu, un employé de la raffinerie Lukoil de Syracuse.

Dans cette région, le taux de chômage est le double de la moyenne nationale. Le gouverneur de Sicile fait pression sur le gouvernement en demandant un fonds de relance pour aider la région.

L'embargo de l'UE sur le pétrole russe

L'Union européenne a trouvé un accord sur un embargo pétrolier contre Moscou lundi soir, qui devrait permettre de réduire de quelque 90% leurs importations de pétrole russe d'ici la fin de l'année afin de tarir le financement de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

L'accord de l'UE prévoit d'interdire d'ici le mois de décembre les livraisons de pétrole russe transporté par bateau. L'oléoduc qui alimente la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie reste donc en service, ce qui représente 10% des importations. 

Cette exemption satisfait les pays membres qui ne peuvent pas se tourner immédiatement vers des alternatives à l'approvisionnement russe.

Les Vingt-Sept sont plus hésitants concernant d'éventuelles sanctions visant le gaz russe, dont ils sont encore plus dépendants.