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Législatives françaises : vers un pays ingouvernable?

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Par euronews  avec AFP
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L'Assemblée nationale française, le 20 mai 2022, à Paris
L'Assemblée nationale française, le 20 mai 2022, à Paris   -   Tous droits réservés  AP Photo/Michel Euler

A la recherche d'une majorité introuvable : c'est la gageure du camp présidentiel à la lumière des résultats du deuxième tour des élections législatives. Avec 245 sièges, Emmanuel Macron est à quarante sièges de la majorité absolue et, déjà, le Rassemblement National (RN) et la Nouvelle Union Populaire Ecologique et sociale (Nupes) se disputent le rôle de première opposition à l'Assemblée. 

Le RN veut la présidence de la commission des Finances de l'Assemblée

Avec 89 députés, le RN est le plus important parti d'opposition du Palais bourbon. Estimant que le parti d'extrême droite était le deuxième le plus puissant, Marine Le Pen a réclamé que la présidence de la commission des Finances de l'Assemblée, aux pouvoirs étendus, revienne à l'un de ses députés.

Premières dissensions à gauche

A gauche, la Nupes est divisée en 4 groupes : environ 80 députés issus de La France insoumise (LFI), une trentaine socialistes, 23 députés écologistes et 12 communistes.

Pour dépasser le parti de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon a proposé à ses alliés de se ranger sous la bannière unique de la Nupes.

"Dès lors qu'il y a un seul groupe, sans aucune discussion possible, l'opposition s'appellerait Nupes", a-t-il expliqué devant le siège de La France insoumise à Paris, affirmant qu'il s'agissait d'une "proposition, pas d'une injonction".

Les socialistes, les écologistes et les communistes ont rejeté la proposition de Jean-Luc Mélenchon alors que de son côté, la majorité cherche de nouveaux alliés.

Macron convie les forces politiques à l'Elysée

Dans le camp de la majorité, Gerald Darmanin, le ministre de l'Intérieur qui a conservé son siège de député, a lui, déclaré ce lundi que "l'important, c'est de pouvoir écouter le peuple quand il s'est exprimé en démocratie, c'est toujours important de l'écouter avec humilité."

Emmanuel Macron n'a pas commenté le revers électoral de son parti. Le président a consulté ce lundi à l'Elysée où il s'est entretenu au cours d'un déjeuner avec la Première ministre et ses alliés Edouard Philippe et François Bayrou. 

Emmanuel Macron a, par ailleurs, convié ce mardi et ce mercredi à l'Elysée les forces politiques ayant vocation à constituer un groupe à l'Assemblée à la suite des élections législatives, a annoncé la présidence dans la soirée ce lundi. 

L'objectif de ces rencontres est de "dialoguer et d'échanger pour l'intérêt supérieur de la Nation et bâtir des solutions au service des Français" dès lors "qu'il n’y a pas de majorité alternative", a précisé l'entourage du chef de l'Etat.