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Russie : nouvelle amende pour la journaliste Marina Ovsiannikova opposée au conflit en Ukraine

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Par euronews  avec AFP
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La journaliste russe Marina Ovsiannikova condamnée à une amende pour avoir dénoncé l'offensive en Ukraine
La journaliste russe Marina Ovsiannikova condamnée à une amende pour avoir dénoncé l'offensive en Ukraine   -   Tous droits réservés  AFP

Elle avait osé critiquer l'offensive de Moscou en Ukraine en direct à la télévision.

La journaliste russe MarinaOvsiannikova a été condamnée à une amende de 50 000 roubles soit 800 euros.

Un tribunal de Moscou la poursuivait pour "discréditation" des forces armées russes, une infraction introduite début mars pour étouffer les critiques. Après son coup d'éclat sur une chaîne d'Etat, la journaliste avait à nouveau dénoncé l'opération en Ukraine devant d'autres confrères, la qualifiant de "crime". Quatre jours plus tard, elle était interpellée avant d'être relâchée quelques heures plus tard.

Les images de son geste ont fait le tour du monde. De nombreuses personnes ont salué son courage, dans un contexte de répression de toute voix critique en Russie.

Elle ne fait toutefois pas l'unanimité au sein de l'opposition russe, certains lui reprochant toujours ses années passées à travailler pour la chaîne Pervy Kanal, porte-voix du Kremlin.

Une autre affaire concerne la basketteuse américaine Brittney Griner, actuellement jugée en Russie après avoir été arrêtée en février en possession de cannabis en arrivant à Moscou. Pour la libérer, Washington propose un échange de prisonniers. Le trafiquant d'armes russe qui purge une peine de 25 ans de prison, Viktor Bout pourrait ainsi être libéré. Arrêté en Thaïlande en 2008, il est surnommé le "marchand de mort", son parcours hors du commun a été l'inspiration du film "Lord of War" dans lequel Nicolas Cage joue un trafiquant d'armes des plus cyniques.

La Russie a confirmé jeudi négocier un nouvel échange de prisonniers avec les Etats-Unis mais précisé qu'il n'y avait pas encore d'accord, peu après que Washington a annoncé avoir fait une offre "conséquente" à Moscou.

Ces pourparlers sont l'un des rares domaines où le dialogue russo-américain n'a pas été rompu en dépit des graves tensions liées à l'offensive russe en Ukraine. En avril, un premier échange avait pu avoir lieu.

Les proches de M. Bout et de Mme Griner ont indiqué pour leur part ne pas être informés de l'état des discussions.