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La Corée du Sud fait décoller ses F-35 après avoir détecté 180 chasseurs nord-coréens

F-35A sud-coréens en patrouille non loin de la base de Gyeryong, le 29 septembre 2022
F-35A sud-coréens en patrouille non loin de la base de Gyeryong, le 29 septembre 2022 Tous droits réservés Jeon Heon-Kyun/Pool Photo via AP
Tous droits réservés Jeon Heon-Kyun/Pool Photo via AP
Par euronews avec AFP, Yonhap
Publié le Mis à jour
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Seoul a indiqué que cette vaste opération aérienne nord-coréenne est mobilisée dans l'espace aérien de Pyongyang, au nord de la Ligne de Démarcation militaire qui sépare les deux Corée.

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Dans un contexte de forte tension, la Corée du Sud a fait décollé des dizaine d'avions de combats, dont des F-35A furtifs, après avoir détecté 180 chasseurs nord-coréens volant au nord de la ligne de démarcation militaire (MDL) séparant les deux Corée. Cette nouvelle escalade dans la péninsule coréenne intervient alors Séoul et Washington conduisent des exercices militaires conjoints.

"Nos militaires ont détecté environ 180 avions de combat nord-coréens" mobilisés dans l'espace aérien de Pyongyang, a déclaré l'état-major interarmées de Séoul, ajoutant avoir "déployé 80 avions de chasse, dont des F-35A". Les avions mobilisés pour les exercices militaires avec les États-Unis sont également "prêts" à décoller, selon la même source.

Ces exercices, baptisés "Yonhap" ont été prolongés jusqu'à ce samedi après le tir apparemment raté d'un missile balistique intercontinental (ICBM) par la Corée du Nord jeudi matin. Ils figurent parmi les plus importants jamais réalisés, avec des centaines d'avions de guerre impliqués de part et d'autre.

Pyongyang a déclaré que la prolongation de ces exercices était "un choix très dangereux et mauvais" et a tiré trois missiles balistiques à courte portée jeudi en fin de journée.

Peu après cette annonce, à partir de 23h28 locales ce jeudi, l'armée de Séoul a détecté environ 80 tirs d'artillerie effectués par le Nord dans une "zone tampon" maritime depuis la région de Kumkang, dans la province de Kangwon sur la côte Est du pays.

Ce tir de barrage est "une claire violation" de l'accord inter-coréen de 2018 qui a établi ces zones tampon afin de réduire les tensions entre les deux parties, a déclaré l'état-major sud-coréen.

Les Etats-Unis ont dénoncé "le tir illégal et déstabilisateur d'un missile balistique intercontinental". Séoul et Washington ont promis de prendre de nouvelles mesures pour démontrer leur "détermination et leurs capacités" face aux menaces croissantes du Nord.

Pyongyang a tiré une trentaine de missiles mercredi et jeudi, dont un a terminé sa course près des eaux territoriales du Sud pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. 

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a déclaré qu'il s'agissait d'une "invasion territoriale de fait".

Les pays du G7 ont "fermement condamné" vendredi les récents tirs de missiles de la Corée du Nord.

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