Nucléaire : des armes "inarrêtables" mais utilisées seulement en représailles selon Vladimir Poutine

Access to the comments Discussion
Par Euronews
Vladimir Poutine
Vladimir Poutine   -   Tous droits réservés  Sergei Bobylev/Sputnik

D'autres échanges de prisonniers entre Moscou et Washington sont "possibles", a indiqué vendredi le président russe, au lendemain de la libération de la basketteuse américaine Brittney Griner contre celle du marchand d'armes russe Viktor Bout.

Vladimir Poutine était interrogé en marge d'un sommet eurasiatique au Kirghizstan.

"C'est le résultat des négociations et de la recherche de compromis" a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"_Dans ce cas, des compromis ont été trouvés et nous ne refusons pas de poursuivre ce travail à l'aveni_r" a précisé le chef du Kremlin.

Si Vladimir Poutine laisse la porte ouverte à la coopération avec Washington au niveau des échanges de détenus, il adresse, en parallèle un message troublant sur l'usage de l'arme atomique.

"Dès que nos systèmes d'alerte reçoivent un signal d'attaques de missiles, des centaines de nos missiles sont lancés immédiatement, et il est impossible de les arrêter" a-t-il déclaré.

"Mais ils ne seront utilisés qu'en représailles. Cela signifie que les têtes des missiles ennemis toucheront le territoire de la Fédération de Russie, c'est inévitable. Mais l'ennemi, lui, sera anéanti c__ar il est impossible d'intercepter des centaines de missiles. Et c'est, bien sûr un élément de dissuasion sérieux" a-t-il ajouté.

La veille déjà, le chef du Kremlin avait relativisé le recours à l'arme nucléaire, déclarant que les Russes n'étaient "pas devenus fous".

"Si on nous frappe, on frappe en réponse", avait-il martelé, faisant réagir Washington : "t_o_ut discours à la légère sur les armes nucléaires est absolument irresponsable", avait commenté le porte-parole du département d'Etat américain, Ned Price.