Moscou assure avoir frappé Kramatorsk en "représailles" à Makiïvka

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Par Euronews  avec AFP
Des ouvriers nettoient les décombres après un tir de roquette ukrainien à Makiïvka, sous contrôle russe, dans l'est de l'Ukraine, mardi 3 janvier 2023.
Des ouvriers nettoient les décombres après un tir de roquette ukrainien à Makiïvka, sous contrôle russe, dans l'est de l'Ukraine, mardi 3 janvier 2023.   -   Tous droits réservés  Photo : AP/Copyright 2023 The AP. All rights reserved

L'armée russe a assuré dimanche avoir mené des frappes sur des casernes militaires à Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, et infligé de lourdes pertes à son adversaire en "représailles" au bombardement ukrainien sur Makiïvka, qui avait tué au moins 89 soldats russes au Nouvel an.

Un responsable militaire ukrainien a démenti.

"En réponse à la frappe criminelle du régime de Kiev (Kyiv en ukrainien) dans les premières minutes de janvier 2023 (…), les forces russes ont mené une opération de représailles", a annoncé le ministère russe de la Défense dans son rapport quotidien, affirmant avoir frappé deux casernes.

La date précise de cette frappe n'a pas été indiquée par le ministère.

L'Ukraine a nié toute frappe sur des casernes à Kramatorsk, affirmant que la revendication russe "ne correspond pas à la vérité".

"Les troupes russes n'ont pas la capacité de délivrer des frappes de haute précision", a indiqué au média Suspilne un porte-parole du commandement "Est" de l'armée ukrainienne, Serguiï Tcherevaty, dénonçant une "opération de communication" russe face aux succès ukrainiens.

Les autorités ukrainiennes locales ont pour leur part rapporté que Kramatorsk a été touchée par sept roquettes au cours de la nuit. Deux autres roquettes ont visé la ville voisine de Kostiantynivka.

Samedi, des journalistes de l'AFP présents à Kramatorsk ont entendu au moins quatre explosions avant minuit.

L'armée russe a présenté cette frappe comme une vengeance pour celle menée à Makiïvka, en territoire séparatiste prorusse dans l'est de l'Ukraine, quelques minutes après le passage à la nouvelle année.

L'armée ukrainienne y avait visé un point de déploiement temporaire de soldats russes, provoquant la mort d'au moins 89 militaires, selon le bilan donné par Moscou - beaucoup plus selon des sources russes et selon Kyiv.