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Accident de train en Grèce : le chef de gare a "avoué une erreur" (porte-parole gouvernement)

Des débris de trains gisent sur les voies ferrées alors que les pompiers interviennent après une collision, près de Larissa, en Grèce, mercredi 1er mars 2023.
Des débris de trains gisent sur les voies ferrées alors que les pompiers interviennent après une collision, près de Larissa, en Grèce, mercredi 1er mars 2023. Tous droits réservés Giannis Papanikos/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Giannis Papanikos/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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Le chef de gare, mis en cause dans l'accident de trains en Grèce qui a fait au moins 46 morts mardi soir, "a avoué une erreur", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yiannis Oikonomou, jeudi.

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Un chef de gare accusé d'être à l'origine d'une catastrophe ferroviaire qui a fait au moins 46 morts a témoigné ce jeudi devant la justice à Larissa, ville de Grèce centrale la plus proche de l'accident.

Il "a avoué une erreur", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yiannis Oikonomou.

"Je pense que la négligence, l'erreur a été avouée par le chef de gare lui-même", a-t-il indiqué. Quelques minutes plus tard, l'avocat du chef de gare a confirmé qu'il "reconnaît ce qu'il a fait".

Cet homme âgé de 59 ans a été arrêté mercredi et poursuivi pour "homicides par négligence" et pour avoir provoqué des "blessures corporelles".

Il devait expliquer comment un train transportant 342 passagers et dix employés des chemins de fer, reliant Athènes à Thessalonique dans le nord du pays, a pu être autorisé à emprunter la même voie qu'un convoi de marchandises.

Les deux trains se sont heurtés frontalement alors qu'ils se trouvaient sur la même voie depuis plusieurs kilomètres.

"Tout montre que le drame est dû, malheureusement, principalement à une tragique erreur humaine", avait dit mercredi soir le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, alors que la polémique enflait dans le pays sur l'état du réseau que beaucoup jugent vétuste. Le ministre grec des Transports, Kostas Karamanlis, a quant à lui présenté sa démission.

"Ce qui s'est passé aujourd'hui n'est pas un simple accident, affirme Thanasis, employé municipal. Nous utilisons souvent cette ligne, il y a eu d'innombrables cas de retards ou de problèmes avec les lignes ou les lignes individuelles. Cet accident s'est produit parce que ce n'était pas la première fois qu'il y avait une voie unique. Ce n'est pas que quelque chose qui s'est produit aujourd'hui pour la première fois et c'est tout. Cela s'est produit d'innombrables fois".

Deuil et identification des corps à Larissa

Des hommages ont été rendus aux victimes devant la gare de Larissa. De nombreux étudiants ont péri dans l’accident.

"Nous pourrions très bien être à leur place, explique Alexandros, un étudiant. La plupart viennent du nord de la Grèce et utilisent souvent ce train et cette ligne, que ce soit pour de courtes ou de longues distances. C'est une pure chance que nous ne soyons pas à leur place."

A l’hôpital de Larissa, les proches des victimes sont rassemblés pour identifier les corps. Des volontaires de la Croix-Rouge tentent d’apporter leur soutien.

"La plupart des gens ont encore de l'espoir, car l'espoir meurt en dernier, dit la responsable du département régional de la Croix-Rouge, Elisavet Karanika. Je ne peux rien dire aux parents qui cherchent leur enfant, ce n'est pas à moi de leur dire quoi que ce soit, seulement de la consolation. Une tape sur l'épaule, un jus d'orange, c'est tout."

On leur demande aux proches des victimes de fournir un échantillon d'ADN, car c'est parfois le seul moyen d'identifier les corps.

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