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Nord du Kosovo : regain de tension après l'arrestation de trois policiers kosovars par des Serbes

Photo des policiers kosovars arrêté par les policiers serbes
Photo des policiers kosovars arrêté par les policiers serbes Tous droits réservés AP/AP
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Par euronews avec AFP
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La situation reste tendue dans le nord du Kosovo, à majorité serbe. Pristina accuse Belgrade d'avoir "enlevé" trois policiers kosovars. L'UE demande des mesures de désescalade sous peine d'éventuelles sanctions.

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Kidnapping pour les Kosovars. Arrestation d'un "gang terroriste" pour les Serbes. La situation s'est de nouveau envenimée ce mercredi au Kosovo (non reconnu par la Serbie).

Les autorités kosovares ont accusé les Serbes d'avoir enlevé trois de ses agents de la police des frontières. Ces derniers auraient été transférés en territoire serbe.

De son côté, les autorités serbes affirment avoir interpellé un groupe terroriste qui serait entré illégalement sur le territoire serbe. La police locale a notamment publié les photos de trois hommes en uniforme munis d'armes automatiques, de GPS et d'autres équipements.

Pour Pristina, les trois policiers appartiennent à une unité chargée de la surveillance de la frontière. Ils avaient disparu après avoir signalé une incursion d'hommes masqués et armés près de la municipalité de Leposavic, dans le nord du Kosovo.

Le Premier ministre kosovar Albin Kurti a aussitôt accusé Belgrade d'avoir kidnappé les officiers, déclarant qu'il s'agissait vraisemblablement "d'un acte de vengeance" après l'arrestation du chef présumé d'un groupe paramilitaire serbe ce mardi.

"L'entrée des forces serbes dans le territoire du Kosovo est un acte d'agression et vise à l'escalade et à la déstabilisation", a-t-il lancé sur Facebook. "Nous exigeons la libération immédiate des policiers enlevés".

En représailles, Pristina a immédiatement interdit l'entrée du Kosovo aux véhicules portant des plaques d'immatriculation serbes. Une nouvelle "provocation" pour les Serbes.

Ce nouvel accès de fièvre survient après des semaines de tensions, durant lesquelles trente soldats de la Kfor, la force emmenée par l'Otan au Kosovo, ont été blessés en mai lors de heurts avec des manifestants serbes. Un accsè de colère au lendemain d'élections locales contestées par la minorité serbe.

Mercredi l'Union européenne a menacé les autorités du Kosovo de "conséquences politiques" si elles ne prenaient pas de décisions pour apaiser les tensions avec la communauté serbe dans le nord du pays.

"Nous attendons du Premier ministre kosovar Albin Kurti qu'il prenne des mesures pour une désescalade. Dans le cas contraire, il y aura des conséquences politiques, avec la suspension des visites et des contacts à haut niveau, et des mesures temporaires et réversibles", a averti le porte-parole du chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell.

"Il ne s'agit pas de sanctions mais de mesures restrictives", a-t-il insisté.

Le porte-parole a toutefois reconnu que la suspension des soutiens financiers de l'UE était en discussion. "Une série de mesures ont été proposées aux Etats membres et sont en discussion", a-t-il indiqué, sans autres précisions.

Une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE est programmée le 26 juin à Luxembourg.

La Serbie, soutenue par ses alliés russe et chinois, n'a jamais reconnu l'indépendance proclamée en 2008 par son ex-province, une décennie après une guerre meurtrière entre forces serbes et rebelles indépendantistes albanais.

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