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La hausse des taux d'intérêt pour lutter contre l'inflation est "nécessaire" (OCDE)

La présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, prononce un discours lors du Forum de l'OCDE 2012 à Paris (archives)
La présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, prononce un discours lors du Forum de l'OCDE 2012 à Paris (archives) Tous droits réservés Jacques Brinon/AP
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Par euronews avec AFP
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La hausse des taux d'intérêt à travers le monde pour lutter contre l'inflation est "nécessaire", a jugé mardi la cheffe économiste de l'OCDE Clare Lombardelli, bien qu'elle soit "douloureuse".

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"Nous constatons tous que la hausse des taux fait son chemin dans nos économies. Elle est nécessaire pour réduire l'inflation, mais douloureuse", a affirmé Mme Lombardelli au cours d'une conférence de presse présentant les dernières prévisions économiques de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

L'OCDE relève à 1% sa prévision de croissance pour la France cette année

L'OCDE a revu mardi en hausse sa prévision de croissance française pour 2023 à 1%, à la faveur d'un deuxième trimestre vigoureux, mais s'est montrée plus prudente pour 2024 avec 1,2% attendu contre 1,3% lors de sa prévision de juin.

La prévision de l'Organisation de coopération et de développement économiques publiée dans ses anticipations trimestrielles de croissance et d'inflation mondiales s'aligne ainsi sur celle du gouvernement français pour cette année.

L'OCDE prévoyait 0,8% de croissance en France jusqu'alors pour 2023.

Lundi déjà, la Banque de France s'était dite plus optimiste qu'auparavant pour l'économie française en 2023, anticipant 0,9% de croissance contre 0,7% jusqu'ici, grâce à des exportations dynamiques au printemps, et après une croissance de 2,5% l'an dernier.

Cette prévision de la Banque de France pour 2023 est la même que celle de l'Insee (Institut national des statistiques et des études économiques) publiée début septembre, qui avait été elle aussi revue à la hausse.

La France tirerait cette année son épingle du jeu par rapport à l'Allemagne, poids lourd de la zone euro qui devrait finir en récession cette année, selon la plupart des prévisions, dont celles publiées par l'OCDE mardi.

L'Organisation internationale basée à Paris a en revanche revu légèrement à la baisse sa prévision de croissance pour 2024 en France (1,2% attendu contre 1,3% auparavant).

La faute, selon l'OCDE, notamment à une croissance européenne et mondiale moins vigoureuse et aux hausses de taux d'intérêt des banques centrales visant à juguler l'inflation, à l'instar de celle annoncée la semaine dernière par la Banque centrale européenne (BCE).

Pour la zone euro, l'OCDE prévoit en 2024 une croissance de 1,1%, en baisse de 0,4 point par rapport à ses prévisions de juin, surtout plombée par l'Allemagne.

L'inflation en France devrait commencer à refluer progressivement, prédit également l'organisation internationale, avec 5,8% attendus cette année, et 2,9% l'an prochain.

Idem en zone euro avec 5,5% cette année et 3% l'an prochain, ce qui pourrait encourager la BCE à une politique monétaire moins restrictive.

L'OCDE remonte sa prévision de croissance mondiale à 3% cette année, plus prudente pour 2024

L'OCDE a relevé mardi sa prévision de croissance mondiale pour cette année à 3% mais abaissé celle pour 2024, prévenant que l'activité va rester lestée par l'inflation et le haut niveau élevé des taux d'intérêt encore l'an prochain.

"L'effet de la politique monétaire restrictive devient de plus en plus visible", constate l'Organisation de coopération et de développement économiques dans un rapport trimestriel sur les perspectives de croissance et d'inflation dans le monde, revoyant en baisse sa prévision de croissance 2024 à 2,7% (-0,2 point).

De ce fait, "la confiance des entreprises et des consommateurs est orientée à la baisse", ajoute l'institution basée à Paris dans son rapport intitulé "Faire face à l'inflation et à la faible croissance".

Les banques centrales à travers la planète sont engagées depuis plus de dix-huit mois dans de fortes hausses de taux d'intérêt afin de juguler une inflation ravivée par la pandémie et la guerre en Ukraine.

"Un facteur clé façonnant la croissance mondiale est la hausse des taux d'intérêt dans la plupart des grands pays depuis le début de 2022", poursuit l'OCDE dans son rapport.

Cette croissance sera toutefois un peu meilleure qu'attendu précédemment, puisque à l'échelle internationale elle devrait s'afficher à 3%, en hausse de 0,3 point par rapport aux prévisions de juin de l'institution.

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Plusieurs pays sont venus un peu dynamiser ce chiffre, au rang desquels les Etats-Unis qui pourraient connaître une expansion de 2,2%, soit une révision en hausse de 0,6 point par rapport à juin, à la faveur d'un deuxième trimestre vigoureux. 

Zone euro: l'inflation revue en baisse à 5,2% en août (-0,1 point)

Le taux d'inflation annuel de la zone euro a été revu en baisse pour le mois d'août à 5,2%, a annoncé mardi Eurostat qui avait publié une première estimation à 5,3% à la fin du mois dernier.

La hausse des prix à la consommation en août s'inscrit en recul de 0,1 point par rapport au taux de 5,3% atteint en juillet, selon l'office européen des statistiques.

L'inflation dans les 20 pays partageant la monnaie unique a été divisée par deux depuis le record de 10,6% atteint en octobre 2022 quand les effets de la guerre en Ukraine sur les prix du gaz et du pétrole se faisaient sentir à plein.

Mais elle reste très au-dessus de l'objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE).

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Dans l'ensemble de l'UE, l'inflation s'est élevée à 5,9% en août, après 6,1% en juillet.

Pour tenter d'endiguer la flambée des prix à la consommation, la BCE s'est lancée dans un resserrement monétaire d'une ampleur inédite. Jeudi dernier, elle a porté à 4% son taux d'intérêt de référence, son plus haut niveau depuis 1999.

Mais la force du ralentissement économique, aggravé par la hausse des taux, suscite un débat sur la poursuite ou non du resserrement.

La Commission européenne a réduit de 0,3 point ses prévisions de croissance économique pour la zone euro en 2023 et 2024, à respectivement 0,8% et 1,3%, dans un communiqué publié le 11 septembre.

Bruxelles anticipe désormais une hausse des prix à la consommation de 5,6% en 2023 (-0,2 point, par rapport aux dernières prévisions en mai) et de 2,9% en 2024 (+0,1 point).

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