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Le plus gros échantillon d'astéroïde jamais collecté a atterri aux États-Unis

La capsule contenant l'échantillon
La capsule contenant l'échantillon Tous droits réservés Rick Bowmer/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Rick Bowmer/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par euronews avec AFP
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Sept ans après son décollage, la sonde Osiris-Rex a accompli sa mission: livrer à l'humanité le plus gros échantillon d'astéroïde jamais collecté dans l'espace, et le premier par la Nasa.

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La capsule contenant l'échantillon a atterri dimanche dans le désert de l'Utah aux Etats-Unis, au terme d'une vertigineuse descente finale à travers l'atmosphère terrestre, entamée à 44 000 km/h.

La chute, observée par des capteurs de l'armée, a été freinée par deux parachutes successifs, permettant d'atteindre la vitesse voulue d'environ 17 km/h au moment de toucher le sol.

Environ 20 minutes plus tard, une équipe est arrivée sur les lieux afin de s'assurer de l'état de la capsule. La Nasa a confirmé qu'aucune brèche n'avait été constatée.

"Félicitations à l'équipe d'Osiris-Rex", a déclaré le patron de la Nasa, Bill Nelson, lors du direct vidéo de l'agence spatiale. Cette mission a "rapporté quelque chose d'extraordinaire, le plus gros échantillon d'astéroïde jamais reçu sur Terre."

Celui-ci doit aider à "améliorer notre compréhension des astéroïdes qui pourraient frapper la Terre", ainsi que de "l'origine de notre système solaire", a-t-il souligné.

L'échantillon, prélevé en 2020 sur l'astéroïde Bennu, doit contenir environ 250 grammes de matière, selon l'estimation de l'agence spatiale américaine, soit bien plus que les deux précédents échantillons d'astéroïdes rapportés par des missions japonaises.

La capsule a été enveloppée puis placée dans un filet, qui a été soulevé par un hélicoptère pour être emporté jusqu'à une "salle blanche" temporaire.

L'enjeu était d'exposer la capsule le moins longtemps possible au sable du désert américain, afin d'éviter toute contamination de l'échantillon qui pourrait fausser les analyses ultérieures.

La zone visée au sol pour l'atterrissage faisait 58 km de long sur 14 km de large, sur une zone militaire d'habitude utilisée pour tester des missiles.

Environ quatre heures avant l'atterrissage, la sonde Osiris-Rex avait relâché la capsule contenant l'échantillon, à plus de 100 000 km de la Terre. Cette sonde s'est ensuite mise en route pour rendre visite à un autre astéroïde.

Deux échantillons japonais

"Le retour de cet échantillon est vraiment historique", avait déclaré à l'AFP Amy Simon, scientifique à la Nasa, avant l'atterrissage. Il s'agit du "plus gros échantillon que nous rapportons depuis les roches lunaires" du programme Apollo, conclu en 1972.

Lundi, l'échantillon sera envoyé par avion vers le centre spatial Johnson à Houston, au Texas. C'est là que la boîte sera ouverte, dans une autre salle hermétique. Le processus prendra des jours.

La Nasa prévoit une conférence de presse le 11 octobre pour dévoiler de premiers résultats.

La majorité de l'échantillon sera conservée pour être étudiée par des générations futures. Environ 25% seront immédiatement utilisés pour des expériences, et une petite partie sera partagée avec le Japon et le Canada, partenaires.

Le Japon avait lui-même donné à la Nasa quelques grains de l'astéroïde Ryugu, dont il avait rapporté 5,4 grammes en 2020, lors de la mission Hayabusa-2. En 2010, il avait rapporté une quantité microscopique d'un autre astéroïde.

Cette fois, l'échantillon de Bennu est "bien plus gros, donc nous allons pouvoir faire bien plus d'analyses", a souligné Amy Simon.

Histoire de notre origine

Les astéroïdes sont composés des matériaux originels du système solaire, il y a 4,5 milliards d'années. Contrairement à la Terre, ils sont restés intacts.

Ils détiennent donc "des indices sur la façon dont le système solaire s'est formé et a évolué", a déclaré lors d'une conférence de presse Melissa Morris, responsable du programme Osiris-Rex à la Nasa. "C'est l'histoire de notre propre origine."

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En frappant notre planète, "nous pensons que les astéroïdes et les comètes ont apporté de la matière organique, potentiellement de l'eau, ayant aidé la vie à se développer sur Terre", a expliqué Amy Simon.

Les scientifiques pensent que Bennu (500 mètres de diamètre) est riche en carbone, et contient des molécules d'eau enfermées dans des minéraux.

L'astéroïde a aussi surpris les scientifiques: sa surface s'était révélée moins dense que prévue durant la collecte de l'échantillon. Le bras de la sonde s'était enfoncé, un peu comme dans une piscine à boules.

Or mieux comprendre sa composition pourrait se révéler utile à l'avenir.

Il existe un faible risque (1 chance sur 2.700) que Bennu frappe la Terre en 2182, une collision qui serait catastrophique. Mais la Nasa a réussi l'année dernière à dévier la trajectoire d'un astéroïde en le percutant.

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