Iran : les législatives cadenassées par les conservateurs

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Par Euronews avec AP
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Les conservateurs iraniens garantis de remporter les législatives de vendredi : les réformateurs boycottent le scrutin, les analystes s'attendent à une forte abstention.

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Les conservateurs iraniens sortiront vainqueurs des législatives de vendredi mais la victoire pourrait être bien amère.

La restriction des libertés et la flambée de l'inflation découragent une partie des électeurs iraniens.

La coalition d'opposition du Front des réformes ne participe pas au scrutin, l'opposition en exil appelle au boycott et les analystes s'attendent à un fort taux d'abstention.

Ahmad Zeidabadi, analyste politique : "Ignorer les élections est le résultat du manque de confiance dans la capacité de tout le système à résoudre les problèmes. Tant qu'une décision n'est pas prise au sommet et qu'une détermination à résoudre les problèmes n'est pas démontrée, je pense que beaucoup de gens ne se rendront plus aux bureaux de vote."

Les Iraniens doivent élire les 290 députés du Parlement, le Majlis, et les 88 membres de l'Assemblée des experts, les religieux chargés de nommer et éventuellement de démettre le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

En pratique, l'essentiel du pouvoir en Iran réside entre ses mains// et il est traditionnellement le premier des électeurs à déposer son bulletin dans l'urne.

Tahoora Noroozi, candidate dure : "Le peuple n'est pas seulement désespéré, mais il pense aussi que la situation ne changera pas du tout. Ils sont déçus de tout changement possible, c'est très triste."

Les Iraniens gardent en mémoire le très lourd bilan des répressions des manifestations de 2022.

Une partie de la population s'était soulevé après la mort de Mahsa Amini.

Ahmad Zeidabadi, analyste politique : "Qui obtient la majorité au parlement indiquerait que le système au pouvoir a mobilisé sa base électorale en faveur de cette faction et souhaite avancer dans cette direction. Néanmoins, il y a une compétition entre les durs, principalement le Front de la Persévérance, et les candidats ayant une expérience plus pragmatique."

Sauf surprise, les élections devraient confirmer le recul de l'influence du camp réformiste.

Depuis l'élection Ebrahim Raïssi à la présidentielle de 2021, les conservateurs détiennent tous les pouvoirs en Iran.

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