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M. Netanyahu qualifie l'annonce d'un mandat d'arrêt de la CPI de "nouvel antisémitisme".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la "Journée du souvenir des morts des guerres d'Israël et des victimes du terrorisme" à Jérusalem, le 12 mai 2024.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la "Journée du souvenir des morts des guerres d'Israël et des victimes du terrorisme" à Jérusalem, le 12 mai 2024. Tous droits réservés Debbie Hill/UPI
Tous droits réservés Debbie Hill/UPI
Par Euronews avec AP
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Cet article a été initialement publié en anglais

Le tribunal envisage également d'émettre des mandats d'arrêt à l'encontre de trois hauts responsables du Hamas, une décision que le président américain Joe Biden a qualifiée de scandaleuse, affirmant qu'il n'y avait "pas d'équivalence" entre Israël et le Hamas.

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Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réagi avec colère à l'annonce par la Cour pénale internationale d'un mandat d'arrêt à son encontre.

Le procureur général de la CPI, Karim Khan, a déclaré qu'il existait des motifs raisonnables de croire que M. Netanyahu et son ministre de la Défense, Yoav Gallant, étaient pénalement responsables des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité qui auraient été commis à Gaza.

Mais la Cour étudie également la possibilité de délivrer des mandats d'arrêt à l'encontre de trois hauts responsables du Hamas pour des chefs d'accusation similaires.

En tant que Premier ministre d'Israël, je rejette avec dégoût la comparaison faite par le procureur de La Haye entre l'Israël démocratique et les assassins de masse du Hamas. Il s'agit d'une distorsion complète de la réalité.
Benjamin Netanyahu
Premier ministre israélien

La France et les États-Unis ne sont pas alignés

La France dit soutenir la CPI, "son indépendance, et la lutte contre l’impunité", tandis que le président américain Joe Biden a qualifié cette décision de scandaleuse et a déclaré qu'il n'y avait "pas d'équivalence" entre Israël et le Hamas.

Le département d'État a déclaré que la CPI n'était pas compétente pour enquêter sur cette affaire, Israël n'étant pas signataire du Statut de Rome qui a fondé la Cour.

Matthew Miller, porte-parole du département d'État, a déclaré :

"Cette décision n'aide en rien et pourrait compromettre les efforts en cours pour parvenir à un accord de cessez-le-feu qui permettrait de faire sortir les otages de Gaza et d'acheminer l'aide humanitaire."

Réactions mitigées à Tel-Aviv

La nouvelle a suscité des réactions mitigées dans les rues de Tel-Aviv, ville qui a connu des semaines de manifestations massives, exigeant de l'administration Netanyahu qu'elle fasse davantage pour obtenir la libération des otages toujours détenus à Gaza.

Inbar Goldstein, habitante de Tel-Aviv, estime :

"Je ne comprends pas dans quel monde nous vivons, où il y a une symétrie entre les dirigeants d'une organisation terroriste qui ont commis des massacres de masse et des chefs d'État qui ont été démocratiquement élus."

Difficile pour le moment de connaître la réaction des Gazaouis à cette annonce de la CPI.

Sami Abu Zeid, déplacé de la ville de Gaza, affirme, quant à lui : 

"Nous voulons des résolutions internationales décisives. Décisives pour résoudre les problèmes. Nous sommes les victimes, même si nous n'avons rien à voir avec Israël ou le Hamas. Nous ne sommes ni le Hamas, ni le Jihad islamique."

Les juges de la CPI vont maintenant examiner les preuves et décider si des mandats d'arrêt peuvent être délivrés à l'encontre des dirigeants d'Israël et du Hamas.

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