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Iran : au moins 3 428 personnes tuées lors de la repression des manifestations, selon une ONG

Sur cette photo obtenue par l'Associated Press, des Iraniens participent à une manifestation anti-gouvernementale à Téhéran, en Iran, le vendredi 9 janvier 2026. (UGC via AP)
Sur cette photo obtenue par l'Associated Press, des Iraniens participent à une manifestation anti-gouvernementale à Téhéran, en Iran, le vendredi 9 janvier 2026. (UGC via AP) Tous droits réservés  AP/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
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Par Jeremiah Fisayo-Bambi & Gavin Blackburn & Euronews
Publié le Mis à jour
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Téhéran a promis des procès "rapides" pour les suspects arrêtés lors des manifestations qui secouent l'Iran depuis plus de 3 semaines. Une première exécution serait prévue ce mercredi.

Les forces de sécurité iraniennes ont tué au moins 3 428 manifestants lors d'une répression des manifestations, a déclaré mercredi l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, ajoutant que plus de 10 000 personnes avaient également été arrêtées.

IHR a déclaré que la hausse de son bilan vérifié était due à de nouvelles informations reçues des ministères iraniens de la Santé et de l'Éducation, au moins 3 379 des meurtres ayant été commis au plus fort du mouvement de protestation, entre le 8 et le 12 janvier.

« À la suite du massacre de manifestants dans les rues ces derniers jours, le pouvoir judiciaire de la République islamique menace les manifestants d'exécutions à grande échelle. La communauté internationale doit prendre ces menaces très au sérieux, car les responsables de la République islamique ont commis des crimes similaires dans les années 1980 afin de se maintenir au pouvoir », a déclaré Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l'IHR, dans un communiqué.

Ces commentaires font suite à l'annonce faite mercredi par le chef du pouvoir judiciaire iranien de procès et d'exécutions rapides pour les suspects arrêtés lors des manifestations, malgré les avertissements répétés du président Donald Trump selon lesquels les États-Unis pourraient prendre des mesures militaires si des manifestants étaient tués.

Le régime promet des procès et des exécutions "rapides" pour les "émeutiers"

Téhéran a promis des procès et des exécutions "rapides" pour les suspects arrêtés lors des manifestations qui secoue l'Iran depuis plus de 3 semaines. Cette annonce survient après une visite de cinq heures ce mercredi de Gholamhussein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire du pays, dans la prison de Téhéran où sont détenus des manifestants - des "émeutiers" selon les autorités.

"Si une personne a brûlé quelqu'un, décapité quelqu'un et mis le feu à quelqu'un, alors nous devons agir rapidement. Si les choses sont retardées, il est même possible que la même action que nous menons aujourd'hui soit menée deux mois plus tard, et qu'elle n'ait pas le même effet. Si nous parvenons à faire quelque chose aujourd'hui, le faire dans deux mois n'aura pas le même effet" a affirmé Gholamhussein Mohseni Ejei.

Selon plusieurs ONG, au moins 700 manifestants ont été tués lors depuis le début de la contestation et de très nombreuses personnes arrêtées. Les défenseurs des droits humains s'inquiètent d'exécutions express à venir. Amnesty International dit avoir des informations sur l'exécution d'un premier manifestant, Erfan Soltani, 26 ans, prévue mercredi, ce qu'a aussi avancé la diplomatie américaine.

"Plus de 10 600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l'un d'eux", a écrit le Département d'Etat américain dans un message en farsi sur X.

Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher un "prétexte" en vue d'une intervention militaire pour faire tomber le pouvoir. Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Sources additionnelles • AP

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