Téhéran a promis des procès "rapides" pour les suspects arrêtés lors des manifestations qui secouent l'Iran depuis plus de 3 semaines. Une première exécution serait prévue ce mercredi.
Téhéran a promis des procès et des exécutions "rapides" pour les suspects arrêtés lors des manifestations qui secoue l'Iran depuis plus de 3 semaines. Cette annonce survient après une visite de cinq heures ce mercredi de Gholamhussein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire du pays, dans la prison de Téhéran où sont détenus des manifestants - des "émeutiers" selon les autorités.
"Si une personne a brûlé quelqu'un, décapité quelqu'un et mis le feu à quelqu'un, alors nous devons agir rapidement. Si les choses sont retardées, il est même possible que la même action que nous menons aujourd'hui soit menée deux mois plus tard, et qu'elle n'ait pas le même effet. Si nous parvenons à faire quelque chose aujourd'hui, le faire dans deux mois n'aura pas le même effet" a affirmé Gholamhussein Mohseni Ejei.
Selon plusieurs ONG, au moins 700 manifestants ont été tués lors depuis le début de la contestation et de très nombreuses personnes arrêtées. Les défenseurs des droits humains s'inquiètent d'exécutions express à venir. Amnesty International dit avoir des informations sur l'exécution d'un premier manifestant, Erfan Soltani, 26 ans, prévue mercredi, ce qu'a aussi avancé la diplomatie américaine.
"Plus de 10 600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l'un d'eux", a écrit le Département d'Etat américain dans un message en farsi sur X.
Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher un "prétexte" en vue d'une intervention militaire pour faire tomber le pouvoir. Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.