Climat : le réchauffement mondial atteindra 1,5°C dès 2030-2035, selon le GIEC

Climat : le réchauffement mondial atteindra 1,5°C dès 2030-2035, selon le GIEC
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Climat : le réchauffement mondial atteindra 1,5°C dès 2030-2035, prévient le Giec dans son dernier rapport de synthèse

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**Les effets du changement climatique plus graves qu'estimé auparavant,**concluent les experts du Giec dans leur nouvelle synthèse publiée neuf ans après la précédente.

"Pour tout niveau de réchauffement futur, de nombreux risques associés au climat sont plus élevés que ce qui avait été estimé" dans le rapport de 2014, écrivent les membres du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) pour le compte de l'ONU.

Les années les plus chaudes que le monde a connues récemment compteront parmi les plus fraîches d'ici une génération, quels que soient les niveaux d'émissions de gaz à effet de serre par l'humanité, alertent aussi les experts du Giec.

Le réchauffement climatique causé par l'activité humaine atteindra 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle dès les années 2030-2035, préviennent lundi les experts du Giec dans leur nouveau rapport de synthèse, somme des neuf dernières années de recherche représentant le consensus scientifique le plus à jour sur le climat.

Cette projection est valable dans presque tous les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre de l'humanité à court terme, compte tenu de leur accumulation depuis un siècle et demi. Mais "des réductions profondes, rapides et prolongées des émissions (...) conduiraient à un ralentissement visible du réchauffement mondial en environ deux décennies", écrit aussi le groupe de scientifiques pour le compte de l'ONU.

"Ce rapport de synthèse souligne l'urgence à prendre des mesures plus ambitieuses et montre que, si nous agissons maintenant, nous pouvons toujours assurer un futur vivable pour tous", insiste le président du Giec, Hoesung Lee.

Un guide de survie pour l'humanité

Cette synthèse, qui succède à celle de 2014 et n'aura pas d'équivalent dans la décennie en cours, est "un guide de survie pour l'humanité", a souligné le secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

"Ce rapport est un message d'espoir", a insisté auprès de l'AFP le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), Hoesung Lee.

"Nous avons le savoir-faire, la technologie, les outils, les ressources financières et tout ce dont on a besoin pour surmonter les problèmes climatiques que nous avons identifiés" mais "ce qui manque pour l'instant, c'est une volonté politique forte afin de les résoudre une fois pour toutes", juge l'économiste coréen.

Les impacts plus graves qu'estimé auparavant

"Pour tout niveau de réchauffement futur, de nombreux risques associés au climat sont plus élevés que ce qui avait été estimé" dans le précédent rapport de synthèse de 2014, écrivent les scientifiques.

Ils s'appuient sur la multiplication observée récemment des événements météo extrêmes comme les canicules, et de nouvelles connaissances scientifiques, par exemple sur les coraux.

"En raison de la montée inévitable du niveau des océans, les risques pour les écosystème côtiers, les personnes et les infrastructures continueront à augmenter au-delà de 2100", soulignent-ils aussi.

La question des "pertes et dommages" causés par le réchauffement et déjà subis par certains pays, en particulier les plus pauvres, sera l'un des sujets de discussion à la COP28.

"La justice climatique est cruciale car ceux qui ont contribué le moins au changement climatique sont affectés de manière disproportionnée", souligne Aditi Mukherji, l'une des auteurs de la synthèse.

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