La pollution de l’air reste toujours trop élevée dans l’Union européenne

Les niveaux de polluants atmosphériques restent élevés en Europe
Les niveaux de polluants atmosphériques restent élevés en Europe Tous droits réservés Michel Euler/ AP
Par Grégoire Lory
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Le dernier rapport de l'Agence européenne pour l'environnement, publié vendredi, souligne que les niveaux de polluants sont encore trop importants. Le document précise que 253 000 décès sont attribuables aux particules fines.

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Si la qualité de l'air s'améliore en Europe, les niveaux de pollution demeurent encore trop élevés. C'est l'alerte lancée par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) dans un rapport publié vendredi à partir des dernières estimations pour l'année 2021. 

L'établissement souligne que les 27 ne parviennent pas à atteindre leurs propres standards et encore moins ceux fixés par l'Organisation mondiale de la santé ce qui menace le bien-être des Européens.

"Il existe, bien sûr, de nombreux polluants atmosphériques différents, mais ce sont les particules fines qui sont les plus graves ou les plus nocives, et (…) selon les dernières estimations, 253 000 décès (en 2021) peuvent être attribués à ce polluant et ces décès pourraient être évités grâce à des mesures adéquates", insiste Leena Ylä-Mononen, directrice de l'Agence européenne pour l'environnement.

Le nombre de décès lié à ce polluant a diminué de 41% entre 2005 et 2021, mais les Etats membres doivent poursuivre leurs efforts souligne l'AEE. La pollution par le dioxyde d'azote est à l'origine de 52 000 décès et l'exposition à court terme à l'ozone est à l'origine de 22 000 morts attribuables dans l'UE, toujours selon le rapport.

En ville, les transports sont la principale source de pollution. Dans certaines régions le chauffage domestique à partir de combustibles solides comme le charbon ou le bois détériore aussi la qualité de l'air. Tous ces phénomènes accumulés peuvent provoquer ou aggraver des maladies.

"Dans les cas les plus graves, elle (la pollution) provoque des maladies qui conduisent rapidement à la mort, comme le cancer du poumon par exemple", explique Leena Ylä-Mononen.

Mais elle souligne que pour la première fois le rapport se penche plus en détails sur diverses pathologies et "l'impact de la pollution atmosphérique sur l'aggravation de ces maladies comme l'asthme ou les maladies cardiaques chroniques. C'est donc la qualité de vie qui, à bien des égards, est entravée par la pollution atmosphérique".

L'Agence européenne pour l'environnement souligne également que le changement climatique et en particulier l'augmentation des températures en ville menace la qualité de l'air et donc la santé des Européens.

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