Italie : 97 migrants ont été évacués de Lybie dans le cadre d'un accord entre Rome et des ONG

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Par Somaya Aqad, Euronews,
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Alors que Giorgia Meloni avait promis d'endiguer les flux migratoires, la cheffe du Conseil d'extrême droite doit composer avec la réalité. L'Italie a signé un accord avec des ONG pour l'accueil de personnes en grande vulnérabilité détenues en Lybie. 97 d'entre elles sont arrivées à Rome, mardi.

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Près d'une centaine de migrants (97) sont arrivés à Rome par avion mardi. Un voyage rendu possible grâce à un accord entre le gouvernement italien et plusieurs autres organisations non gouvernementales.

Les bénéficiaires du projet sont, selon le HCR (Agence des Nations unies pour les réfugiés), des personnes réfugiées en Libye après avoir été forcées de fuir leur pays en raison de la guerre et de la violence (enfants, femmes victimes de la traite, survivants de la violence et de la torture et personnes souffrant de graves problèmes de santé).

Parmi les nouveaux arrivants figurent 55 femmes et 27 enfants originaires d'Érythrée, d'Éthiopie, de Syrie, de Somalie et du Soudan du Sud.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés avaient pu se rendre dans ces centres de détention où ses équipes ont repéré des personnes en grande vulnérabilité.  En 2023, le gouvernement italien avait signé un protocole avec le HCR et plusieurs communautés catholiques pour évacuer 1 500 réfugiés et personnes ayant besoin d'une protection internationale de la Libye vers l'Italie sur une période de trois ans.

C'est un virage politique pour Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien s'était fait élire sur une promesse de fermeté, elle avait promis d'endiguer les flux migratoires.

Giorgia Meloni avait réaffirmé lors de la fête de son parti "Fratelli d'Italia", en décembre dernier, que  son objectif était de faire chuter de manière drastique le nombre d’arrivées sur le sol italien. Alors même que depuis le début de l’année 153 000 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes  (contre 98 000 à la même période l’an passé). La présidente du Conseil d’extrême droite qui promettait, lorsqu’elle était dans l’opposition, de mettre en place un blocus naval afin d'éviter le départ des bateaux depuis l’Afrique, se retrouve à devoir faire face aux réalités.

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