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L'OTAN et les 27 renforcent leur soutien à l'Ukraine

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Par Méabh Mc Mahon
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Le chef de la diplomatie ukrainienne a demandé plus d'armes à l'OTAN
Le chef de la diplomatie ukrainienne a demandé plus d'armes à l'OTAN   -   Tous droits réservés  Olivier Matthys/The Associated Press

Cette semaine a été une nouvelle semaine de réunions et de rencontres afin de tenter de mettre fin à la guerre et aux souffrances en Ukraine. Human Rights watch a fait état de crimes de guerre perpétrés par les forces russes en Ukraine. Ces atrocités ont dominé la session plénière du Parlement européen à Strasbourg. La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a informé les députés européens de sa visite récente à Kiev. "__A Kiev, j'ai été clair. Ce sont des crimes de guerre qui ont été commis par des criminels de guerre. Et ces actes coordonnés ne peuvent rester sans réponse. Nous demanderons des comptes à tous les responsables," a-t-elle affirmé.

La présidente de la Commission, Ursula Von Der Leyen, qui lui a emboîté le pas en se rendant à Kiev, a annoncé un 5e train de sanctions visant Moscou, dont une proposition d'interdiction du charbon russe à l'échelle de l'Union européenne. "__Ce 5e paquet a 6 piliers. Tout d'abord, nous allons imposer une interdiction d'importation de charbon en provenance de Russie, pour un montant de quatre milliards d'euros par an," a déclaré Ursula Von Der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

Mais pour le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, l'Union européenne et les alliés de l'Otan n'en font toujours pas assez. Il était physiquement présent ici, à Bruxelles, cette semaine et a déclaré aux ministres des Affaires étrangères de l'OTAN: "soit, vous nous aidez maintenant, soit votre aide arrivera trop tard". Il a ajouté: "Combien de Boucha doivent avoir lieu pour que vous imposiez des sanctions? Combien d'enfants, de femmes, d'hommes doivent mourir et des vies innocentes doivent être perdues pour que vous compreniez que vous ne pouvez pas tolérer d'être lassés des sanctions, comme nous ne pouvons pas nous permettre d'être fatigués de se battre".

La société civile ukrainienne à Bruxelles est épuisée, alors qu'il y a quelques semaines, des milliers de personnes descendaient dans la rue pour protester, maintenant, on n'en voit plus qu'une poignée. Une prise de conscience que cette guerre va durer. Les manifestants appellent à un embargo de l'Union européenne sur le gaz et le pétrole. Ils disent que sinon, la guerre ne s'arrêtera pas à l'Ukraine, comme l'affirme Anna Melenschuk, une manifestante ukrainienne: "Ils parlent déjà de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanoe, de la Pologne, de la Moldavie, de la Georgie... Vous savez, c'est comme ça avec ces agresseurs, si vous ne les arrêtez pas, ils continuent.L'Union européenne a le pouvoir de les arrêter. C'est pourquoi nous sommes ici. Nous avons besoin de mesures décisives."

Les femmes et les enfants, proies des trafiquants d'êtres humains

Une autre conséquence déplaisante de la guerre en Ukraine est que des milliers de femmes voyagent seules sur le continent et risquent d'être exploitées. Les députés européens ont adopté une résolution cette semaine appelant les Etats membres à sanctionner et arrêter les passeurs et les trafiquants. La députée européenne, Alice Bah Kuhnke s'est exprimé devant ses collègues de l'assemblée. "L'Union européenne doit stopper les hommes qui achètent du sexe, les hommes aui achètent des femmes et des enfants. Comme c'est ridicule, comme c'est malsain. Qui enlève des enfants ? Qui a des relations sexuelles avec des enfants ? Qui achète des femmes qui fuient, qui ont tout perdu ? Ce sont ces hommes qui ont une place spéciale en enfer."

Viktor Orban, réélu

Ce week-end, le premier tour des élections françaises a lieu... mais la semaine dernière a été consacrée à la digestion des résultats des élections hongroises. "Une victoire si grande qu'on peut la voir depuis la lune et Bruxelles," a déclaré le premier ministre hongrois, Viktor Orban.

La victoire a bien été vue par Bruxelles, mais au lieu d'envoyer une carte de félicitations, la Commission européenne a envoyé une tape sur les doigts... en déclarant qu'elle allait ouvrir une enquête contre la Hongrie qui pourrait entraîner la suspension de ses financements européens pour fraude et corruption présumées..... Cela montre que malgré la guerre et la popularité de Viktor Orban dans son pays, un recul démocratique ne sera pas accepté dans un pays de l'UE.

Journaliste • Laura Vandormael