Le déplacement du Collège des Commissaires marque le début des travaux de la présidence semestrielle de l'UE.
Des responsables de l'Union européenne applaudis par les citoyens. L'image est rare dans le protocole institutionnel. La présidente de la Commission européenne a été chaleureusement accueillie lors de son arrivée en République tchèque.
Ursula von der Leyen et l'ensemble des Commissaires ont fait le déplacement vendredi pour le premier jour de la présidence tchèque de l'UE afin d'évoquer l'agenda des six prochains mois.
Au cours de ce semestre Prague souhaite renforcer l'indépendance énergétique des 27 et poursuivre l'aide à l'Ukraine. Les autorités tchèques veulent s'assurer que tous les citoyens puissent avoir accès aux ressources énergétiques.
"Les prix de l'énergie étouffent notre économie, ils provoquent des problèmes pour nos citoyens et cela les inquiète. C'est notre plus grande tâche pour les prochains mois", souligne le Premier ministre tchèque Petr Fiala.
La Commission soutient le souhait de Prague de parvenir à proposer une énergie à un prix abordable. La vice-présidente de l'institution, la Tchèque Vera Jourova, reconnaît que les récentes mesures prises par l'UE ont un coût pour les citoyens.
"Nous devons rester unis et résolus dans notre réaction contre l'agression et dans le même temps appliquer des politiques et des décisions raisonnables et bien pensées qui soulageront la situation des Européens car peut-être en effet nous demandons trop en ce moment aux citoyens", explique-t-elle.
La Commission travaille sur un plan d'urgence pour faire face à d'éventuelles pénuries de gaz, si la Russie décidait de suspendre ses livraisons. Selon l'institution, les stocks sont remplis à 53 % de leurs capacités. Ursula von der Leyen souligne qu'à l'avenir l'Union pourrait dépenser jusqu'à 300 milliards d'euros pour poursuivre la transition énergétique et pour faire face à une rupture avec les fournisseurs russes.