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Renforcer la cybersécurité de l’Union européenne

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Par Méabh Mc Mahon  & Euronews
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L'UE veut renforcer son arsenal législatif face aux cybermenaces
L'UE veut renforcer son arsenal législatif face aux cybermenaces   -   Tous droits réservés  Philippe HUGUEN / AFP

Toutes les 11 secondes se déroule à travers le monde une attaque par rançongiciel. Pour faire face aux cybermenaces la Commission européenne cherche donc à renforcer son arsenal législatif. Elle a présenté jeudi ses propositions en matière de cybersécurité car le danger est particulièrement aigu.

"Ce que nous faisons aujourd’hui avec ces propositions c'est véritablement tirer la sonnette d'alarme", explique le vice-président de l’institution, Margaritis Schinas. Il assure qu’avec ce texte, l’UE sera désormais mieux armée pour répondre à ces menaces numériques.

A travers cet acte législatif obligatoire, la Commission souhaite que les fabricants de produits ménagers appliquent des règles strictes de cybersécurité, sous peine d'amendes pouvant atteindre plusieurs millions d'euros. L'objectif est de protéger les consommateurs alors que les produits numériques occupent une part toujours plus importante du quotidien.

Les organisations de défense des consommateurs saluent cette annonce car le texte bénéficiera à l’ensemble de la société.

"Ces produits sont dans tous les foyers, je parle en particulier des serrures et des sonnettes intelligentes, des interphones pour bébés, des jouets qui sont de plus en plus numériques et connectés, de nombreux produits comme les machines à laver, les réfrigérateurs, tout est connecté", précise Ursula Pachl, directrice adjointe du BEUC (Bureau européen des unions de consommateurs).

"Cela peut être un problème non seulement pour le consommateur individuel, mais aussi pour le ménage, et même un gros problème pour notre société et notre économie car si quelque chose peut être piraté, cela peut facilement conduire à des perturbations d'infrastructures importantes", ajoute-t-elle.

Le Parlement européen et le Conseil, l'institution qui représente les Etats membres, doivent maintenant se prononcer. Si les propositions sont adoptées les gouvernements disposeront de deux ans pour s'adapter aux nouvelles exigences.