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Corruption au Parlement européen: Pier Antonio Panzeri sort de prison avec un bracelet électronique

L'ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri est soupçonné d'être à la tête d'une organisation criminelle
L'ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri est soupçonné d'être à la tête d'une organisation criminelle Tous droits réservés © European Union 2018 - Source : EP/ European Union 2018 - Source : EP
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Par Euronews
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L’ancien eurodéputé est soupçonné d’être à l’origine du scandale de corruption au Parlement européen. L’Italien, sous le statut de repenti, s’est engagé à fournir à la justice belge des précisions sur cette affaire.

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Pier Antonio Panzeri, l'ancien eurodéputé soupçonné d'être le cerveau du scandale de corruption au Parlement européen, va sortir de prison cinq mois après son arrestation.

L’ancien parlementaire italien sera libéré dans les prochains jours et devra porter un bracelet électronique. La décision a été prise jeudi matin et a confirmée plus tard à Euronews par l'avocat de l’accusé.

Pier Antonio Panzeri a été arrêté en décembre. Il est poursuivi pour participation à une organisation criminelle, corruption et blanchiment d'argent.

Ces mêmes charges sont retenues contre l'eurodéputée grecque Eva Kaili, son compagnon Francesco Giorgi, le directeur d’une ONG Niccolò Figà-Talamanca et l'eurodéputé belge Marc Tarabella.

Francesco Giorgi et Niccolò Figà-Talamanca sont eux aussi sortis de prison. Eva Kaili et Marc Tarabella restent derrière les barreaux.

L’eurodéputé italien Andrea Cozzolino, qui ferait l'objet des mêmes accusations conteste la demande d’extradition émise par la Belgique à son encontre.

Les cinq personnes nient tout acte répréhensible.

Pier Antonio Panzeri est considéré comme la pièce qui relie tous les personnages de cette vaste affaire de pots-de-vin qui impliquerait de "grosses sommes d'argent" versées par le Qatar et le Maroc dans le but d'influencer des choix politiques au sein du Parlement européen.

Doha et Rabat nient vigoureusement ces accusations.

L'affaire, connue sous le nom de Qatargate, a pris une nouvelle tournure en janvier lorsque Pier Antonio Panzeri a signé avec les autorités belges un "accord de repentir". L’ex-eurodéputé s’est engagé à communiquer des détails "substantiels" et "révélateurs" sur les prétendus échanges d'argent.

Dans le cadre de cet accord, l’Italien a admis sa participation à des activités criminelles et a promis de révéler l’identité des personnes qu'il aurait corrompues.

Il a également accepté une peine de prison limitée, une amende et la confiscation de ses biens saisis.

"M. Panzeri avoue aujourd'hui avoir participé activement à des actes de corruption en lien avec le Qatar et en lien avec le Maroc, et donc d'avoir été corrompu et d’avoir corrompu d'autres personnes", a déclaré son avocat, Laurent Kennes, à Euronews en janvier, après la signature de l'accord.

Les avocats d’Eva Kaili et de Marc Tarabella contestent la crédibilité de l'Italien en tant que témoin.

Qui est Pier Antonio Panzeri ?

Député européen socialiste à trois reprises, Pier Antonio Panzeri a été élu pour la première fois au Parlement en 2004.

Dans l’hémicycle, il s'est concentré sur les questions d'emploi, de droits sociaux, des affaires étrangères, de la sécurité mondiale et de l'aide au développement.

Il a présidé la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb de 2009 à 2017. Il est ensuite devenu président de la sous-commission des droits de l'homme, poste qu'il a occupé jusqu'à son départ de l’hémicycle en 2019.

En tant qu'ancien député européen, Pier Antonio Panzeri avait droit à un badge d'accès permanent aux locaux du Parlement.

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En septembre 2019, quelques mois seulement après les élections européennes, Pier Antonio Panzeri a fondé à Bruxelles une ONG appelée Fight Impunity, dont l'objectif déclaré est de "promouvoir la lutte contre l'impunité pour les violations graves des droits de l'homme et les crimes contre l'humanité."

L’association, qui ne figurait pas dans le registre de transparence de l’UE, partageait la même adresse que No Peace Without Justice, l'ONG dirigée par Niccolò Figà-Talamanca.

Depuis que le scandale a éclaté à la mi-décembre, Eva Kaili et Francesco Giorgi ont tous deux pointé du doigt Pier Antonio Panzeri comme la personne à l'origine des échanges d'argent.

Plus de 600 000 euros en liquide auraient été retrouvés au domicile de l’ancien eurodéputé.

Selon le journal belge Le Soir, Francesco Giorgi aurait servi de traducteur à Pier Antonio Panzeri, son ancien patron, lors de réunions avec des responsables qataris, car l'eurodéputé italien ne parlait pas anglais.

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