Le temps presse pour prolonger l’accord sur les céréales ukrainiennes

L'Ukraine veut pouvoir exporter ses céréales par la mer Noire
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Par Isabel Marques da Silva
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Le compromis permet l’exportation des biens alimentaires par la mer Noire, contrôlée en partie par les navires russes. Mais Moscou menace de ne pas reconduire l’accord avec le risque d’accentuer l’insécurité alimentaire dans plusieurs pays.

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À une semaine de l'expiration de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire, des incertitudes demeurent toujours sur la menace russe de ne pas prolonger le compromis.

Moscou estime que les pays pauvres ne reçoivent pas plus de 3% des 30 millions de tonnes de la production et des autres biens alimentaires exportés par Kyiv depuis un an. Une accusation rejetée par la Commission européenne.

"La Russie, même si elle prétend que l'accord profite aux Européens ou aux Ukrainiens, enregistre en fait des bénéfices accrus sur son propre commerce d'engrais, de blé et de céréales, qu'elle vole également à l'Ukraine. Ainsi, tout ce qui vient de Russie n'est que mensonges et mensonges liés à la campagne illégale contre l'Ukraine", répond Peter Stano, porte-parole de l’institution.

Moscou demande la levée des différentes barrières concernant ses propres exportations. L'une des principales réclamations est la réintégration de la Banque agricole russe dans le système international de paiement SWIFT. L'initiative a été négociée par l'ONU qui reconnaît les inquiétudes en la matière de la Russie.

"La Russie a formulé des demandes raisonnables sur ce qui doit être fait pour que ses exportations puissent être écoulées sur les marchés mondiaux. Ces exportations ne sont pas soumises à des sanctions et devraient être autorisées à atteindre les marchés mondiaux", explique Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général des Nation Unies.

"Il y a eu différents obstacles : obstacles bureaucratiques, obstacles juridiques, obstacles liés aux décisions que les entreprises sont prêtes à prendre ou ne sont pas prêtes à prendre".

La Turquie est l'autre partie prenante dans ce dossier. Le président ukrainien s'est rendu sur place pour défendre une prolongation de l'accord.

En cas d'échec des discussions, le prix des denrées alimentaires sur les marchés mondiaux pourrait augmenter. Cela aurait pour effet d’accentuer la crise humanitaire dans certains pays comme l'Afghanistan, l'Ethiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan et le Yémen.

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